NAVARRA : L’ EQUIPE SOFREV ASP VICE CHAMPIONNE

jeudi 18 octobre 2012 par IMEC

Le week-end dernier, le Blancpain Endurance Series terminait son tour d’Europe, sur le circuit espagnol de Navarra. A cause de la météo extrêmement capricieuse, ce championnat c’est fini en queue de poisson, pour pas mal d’équipes et de pilotes. Des trombes d’eaux se sont abattues sur le circuit, elles ont amené la direction de courses à interrompre l’épreuve une demi heure avant son terme. Un arrêt prématuré qui a mis à mal la stratégie des teams dont celui de Jérôme Policand. Sofrev ASP qui pouvait prétendre enlever la 1e place de la catégorie Pro – Am, titre qui s’est transformé en celui de vice champion, de quoi nourrir des regrets.

En arrivant en Espagne, sur le tracé de Navarra, pour le dernier rendez-vous des Blancpain Endurance Series, le moral de l’équipe Sofrev-ASP est gonflé à bloc. Tout est encore mathématiquement possible pour la conquête du titre pilotes, tout comme celle du titre par équipe. Les premiers essais libres se déroulent de façon très correcte et chacun prend ses marques. Les essais qualificatifs sont un peu plus décevants mais sans grande surprise comme le confirme Jérôme Policand : « Les Ferrari souffrent d’un manque de performance absolue en qualifs. Nous le savons et ce fut un peu le même problème pendant toute la saison. Mais généralement, les choses se passent mieux en course où les qualités d’endurance de la voiture sont beaucoup plus favorables. »

Même en Espagne, la météo peut faire des caprices et en ce dimanche de course, le ciel de Navarra rappelle étrangement celui des Ardennes Belges… Instable et changeant. Comme ce fut le cas à de nombreuses reprises cette saison, la pluie s’est invitée à la fête et les Blancpain Endurance Series 2012 se sont terminées comme elles avaient commencé à Monza…sous des trombes d’eau et sous safety-car. Avec une pointe de déception mais surtout beaucoup de frustration, Jérôme revient sur cette course "inachevée : « Nous avions peaufiné notre stratégie en envisageant une fin de course à couteaux tirés, c’est pourquoi l’ordre des relais était déterminant. Patrice (Goueslard) a pris le départ, puis Jean Luc (Beaubelique) a assuré le deuxième relai. Les conditions de piste étaient difficiles et la course rythmée par l’intervention du safety-car. Quand Ludovic est monté dans la voiture pour le 3e relais, nous avions réellement une carte à jouer. Toujours aussi rapide sous la pluie, il a entamé une magnifique remontée. Ludo a fait un boulot incroyable, il tournait deux secondes plus vite au tour que ses adversaires. A ce moment là, nous y avons cru. Il s’est parfaitement positionné et les titres de vice-champion pilotes et champion par équipe étaient en ligne de mire. Encore deux dépassements et nous touchions au but. Malheureusement, une nouvelle entrée de la voiture de sécurité, suivie un peu plus tard du drapeau rouge est venue anéantir nos espoirs… La N°20 terminait 5e de l’épreuve. Au classement général pilotes, nous échouons au pied du podium et par équipe, nous décrochons le titre de vice-champion. Je ne peux pas dire que je suis déçu de ce résultat mais je suis frustré que nous n’ayons pas pu nous battre jusqu’au bout. La course a été interrompue très tôt et c’est justement dans cette dernière heure que nous aurions pu faire la différence. En termes de points, peut-être payons-nous aujourd’hui l’abandon du Castellet ?

Pour la N°10, le début de course fut assez mouvementé. Maurice (Ricci) qui a assuré le premier relai, a été victime d’un contact. La voiture a quelque peu souffert et le volant n’était plus vraiment très droit… Pendant l’arrêt, il a fallu enlever l’extracteur, j’ai enchainé ensuite en tentant de remonter quelques places et Gabriel(Balthazard) a pris le dernier relais. La voiture était délicate à piloter et les conditions de piste étaient très compliquées en raison de la pluie. Finalement, Gabriel est revenu aux stands ne voulant pas prendre de risques d’endommager la voiture. Dix minutes plus tard, la course était arrêtée preuve que sa décision était pleine de bon sens. Je tiens à saluer le travail de l’équipe, notamment le chemin parcouru au niveau des ravitaillements. En deux années, alors que nous n’avions aucune expérience sur ce type de procédure, nous avons réussi à faire des temps dignes des meilleurs teams. Durant les 39 heures de course que représentent l’ensemble des six courses du championnat, nos ingénieurs, nos techniciens et nos pilotes n’ont pas commis d’erreur susceptible de modifier le résultat. Au final, nous nous intercalons entre AF Corse et Vita4one, deux équipes au palmarès international impressionnant. Incontestablement, nous avons encore franchi une étape cette saison.
A présent, notre objectif est la finale du Championnat de France GT. Au Castellet, dans 15 jours, nous jouerons le titre avec Olivier Panis et Eric Debard. L’équipage compte 13 points de retard sur la Porsche du duo Beltoise-Hassid »

Le 27 et 28 octobre prochain, toute l’équipe se retrouvera sur le Paul Ricard, pour l’ultime rendez-vous du GT Tour, où la aussi les titres sont en jeu, pilotes et bien sûr team.

B.L.S. – citation du team Sofrev ASP – Crédit photos P. Hecq