LES 100 ANS DE CITROËN FÊTES A RETROMOBILE

lundi 31 décembre 2018 par IMEC

C’est en Pologne que André Citroën diplômé de l’Ecole Polytechnique, il a 100 ans reprend un brevet d’un engrenage dont les dents sont formées en forme de V renversé qui en fera de lui son emblème de toutes ses créations, il a à cette époque des clients comme Mors ou Skoda. D’un petit atelier,ce dernier va rapidement grossir après la 1er guerre mondiale. Avec le grade de capitaine, André Citroën propose au gouvernement de créer une usine de munitions apte à produire des milliers d’ obus chaque jour. En quelques semaines l’usine sort de terre au Quai de Javel. Avec des machines outils importées des Etats Unis il voit sa production doubler. Après l’armistice, l’usine change de production, elle se tourne vers la fabrication de voitures, dont le 1er modèle est la Citroën Type A qui sort des ateliers le 4 juin1919. Il copie l’exemple américain de Ford et permet de rentrer dans une nouvelle révolution industrielle. Grâce à une production de masse, il permet d’abaisser le coût du prix de revient des autos avec comme conséquences des voitures moins onéreuses et pour la même occasion augmenter les salaires. En quatre ans, Citroën devient le premier constructeur européen, et dès 1929, des nouvelles usines sont créées dans la région parisienne pour attendre le cap des 100.000 véhicules fabriqués chaque année ce qui est déjà un exploit pour l’époque.

André Citroën est un visionnaire, en se sens qu’il se tourne vers des opérations médiatiques toutes à fait inédites. Par exemple en 1922 un avion lors du Mondial de l’ Automobile trace en lettre blanche le nom de la firme sur l’ Arc de Triomphe qui mesure 5km. A travers le monde il lance des croisières pour promouvoir la marque vers l’étranger : la traversée du Sahara en 1922 , en Afrique, la Croisière Noire, 1924 en Asie la Croisière Jaune, 1931, pour terminer en Alaska la Croisière Blanche dans les années 30. Il utilise pour cela des autochenilles B2 puis C4 et C6. Plus tard il se lance dans une autre forme de publicité à grande échelle tout d’abord il se sert de la Tour Effel pour promouvoir son nom à l’aide de guirlandes qui mettent en valeur le nom de Citroën avec 250.000 ampoules électrique.

Si les usines tournent à plein régime la crise de 1929 mettra à mal la trésorerie, car les voitures se vendent moins bien, et il doit rembourser les emprunts. Un nouveau modèle est lancé par André Lefbvre la très célèbre Traction Avant, qui deviendra une icône pendant 23 ans. Cela ne sera pas suffisant pour remettre l’entreprise à flot et la société Michelin reprend l’entreprise en 1934, avec bien sûr ce que l’ on appelle des plans de restructuration qui voit les effectifs passer de 25000 ‘’citroénistes ‘’ à 11500 unités, de plus les salaires sont revus à la baisse. Pourtant ceci n’arrête pas la marche en avant des usines, deux véhicules sont lancés le fourgon Type H et la mythique 2 CV respectivement en 1947 et 1948.

De l’eau a passé et dans les années 1960 la firme se voit à nouveau confrontée à des problèmes financiers, malgré le lancement de la DS présentée en 1955 et plus tard le splendide coupé SM, mue par un moteur V6 en 1970. Citroën sous la pression du gouvernement doit sa bouée de sauvetage à Peugeot qui l’intègre, mais sans doute pas de gaîté de cœur.

A découvrir lors du 44e édition du Salon Rétromobile, qui célébrera les 100 ans de ce fleuron de l’ automobile

B.L.S. © Citroën Communication