MIKE PARISY : FIER ET HEUREUX D’ APPARTENIR A L’ ELITE MONDIALE

jeudi 5 avril 2012 par IMEC


En ce début de semaine, les GT ont pris possession du circuit de Nogaro, pour des séances d’essais libres, mais aussi pour que les responsables techniques de la FIA établissent les balances d’équivalences entre les différentes marques, afin que les écarts entre elles ne favorisent pas une d’entre elles. En gros les dimensions de brides, poids et autres vont être équilibrés pour les mettre sur un même pied d’égalité. Une occasion pour nous, de rencontrer le Palois Micke Parisy, engagé dans le championnat du monde GT1 sur une Porsche du Exim Bank Team China, couvée par le Mülher Motorsport basé en Belgique. Mike, qui l’an passé avait terminé second du championnat d’ Europe FIA GT3, sur une des Mercedes du Graff Racing, se retrouve cette année propulsé dans l’élite mondiale du GT. Il fait parti des trois français engagés dans ce championnat, avec Frédéric Makowiecki et Benjamin Lariche, natif de Narbonne. A notre arrivée sur le circuit, Mike est déjà sanglé dans le baquet de la Porsche 911 GT3 R, faisant monter le moteur en température. Un petit coucou de la main, et direction la piste pour photographier tout ce petit monde, ensuite retour aux stands pour passer notre palois à la moulinette. L’on comprend vite qu’ en plus de prendre en main son nouveau jouet, il sert aussi d’instructeur pour la seconde voiture du team, ce qu’il nous confirmera un peu plus tard. Elle est pilotée par Benjamin Lariche qui vient de la monoplace et le Chinois Ren Wei. De retour au box, nous laissons Mike finir son débriefing avec Bernard, son ingénieur de piste.

Séance de débriefing avec Mike, Bernard et Benjamin

Mike tout d’abord comment te retrouves-tu cette année en championnat du monde ?

« En fait j’y suis grâce à Stéphane Ratel (1). Il a monté le programme de A à Z, ensuite je figurais sur la liste des pilotes qu’il a établie, dont certains issus de la F1. J’ai été choisi pour intégrer le team. »

Pourquoi toi ?

« C’est une forme de reconnaissance du sérieux de tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, de mon implication totale dans tout ce j’entreprends. Pour moi c’est l’aboutissement d’un projet, né depuis déjà pas mal de temps. Je suis heureux et fier de faire parti de l’élite mondiale ! »

Pour une fois tu n’as pas trop à te préoccuper de financer ta saison ?

« Oui et non ! La plus grosse partie du budget est assuré, mais avec mon coéquipier Matt Halliday, nous devons trouver le complément. Je te dis de suite, que si je n’avais pas eu cette opportunité, je ne serai pas en championnat du monde aujourd’hui, car je ne vois pas comment j’aurai pu financer la saison. Les sommes demandées, sont astronomiques, du moins pour moi ! »

Justement Matt n’étant pas là, tu as pu rouler à satiété ?

« Oui absolument ! (rire) J’ai même établi le meilleur temps des essais, mais je suis aussi un peu le moniteur des autres pilotes du team. Connaissant très bien la piste, je leur apprend les trajectoires, les freinages, je suis en quelque sorte leur guide. »

Déjà un bon premier résultat pour Mike et Bernard, avec le meilleur temps des séances d’ essais libres

L’an dernier, Mercedes, cette année Porsche, beaucoup de différences entre ces deux GT ?

« Oui, la Porsche est moins lourde, moins longue également ce qui la rend plus dynamique. Elle est aussi plus agile en particulier quand tu rentres dans une chicane, en gros elle est plus facile à piloter »

Dernière question, tout à l’heure avec Bernard vous étiez penchés sur les pneus, un problème ?

« Non ! Il faut que tu saches que leurs durées de vies sont au maximum d’ une vingtaine de tours. Si tu dépasses cette distance, tu as beaucoup de chances de ne plus être dans le coup. La gestion des gommes est un paramètre très important pour une course qui dure une heure.

Maintenant laissons Mike, continuer son rôle d’instructeur auprès de ses camarades de jeu.

(1) - N.D.L.R. Stéphane Ratel est à la tête de SRO en charge de la promotion de ce championnat, mais aussi d’autres comme le Blancpain Endurance Series

B.L.S.