LE WEC A BAHREÏN AVEC JEAN-PHILIPPE BELLOC

mardi 9 octobre 2012 par IMEC

Quinze jours à peine après être monté sur le podium d’Interlagos au Brésil, c’est dans la fournaise du Bahreïn que Jean-Philippe Belloc disputait, la 6e et antépénultième manche du Championnat du Monde d’Endurance (WEC). Organisée en semi-nocturne, l’épreuve n’en demeurait pourtant pas moins éprouvante. Et pour cause ! Car avec une température de plus 35 degrés aux environs de 21 heures, pilotes, machines et pneumatiques étaient plus que jamais soumis à rude épreuve. De quoi redistribuer les cartes d’un Championnat déjà très ouvert

Déjà familier avec le circuit de Shakir, c’est avec joie non dissimulée que Jean-Philippe Belloc redécouvre le tracé, ne manquant pas de partager son expérience avec ses coéquipiers, novices sur la piste bahreïnie. Une stratégie payante pour le trio Belloc, Bourret, Gibon qui trouve d’entrée ses marques en signant le 2e meilleur chrono lors de la première séance d’essais libres. Et cette entrée en matière prometteuse se confirme en qualifications. Auteur d’une superbe performance en décrochant le 4e temps lors de la séance qualificative, Christophe Bourret se voit chargé de prendre le départ pour la seconde fois de la saison. Et si ce dernier aborde son premier relais avec prudence, il hausse rapidement le rythme et entame une belle remontée vers le haut de la hiérarchie. Après avoir débordé la Ferrari F458 de l’équipe Krohn Racing, il se lance à la poursuite de la Porsche JWA de Joël Camathias. Mais malheureusement un incident totalement inattendu. survient : « Après une vingtaine de minutes, et sans aucune raison apparente, Christophe a perdu le contrôle de l’auto dans une grande courbe et a tapé le mur. C’est un incident que nous nous expliquons pas à l’heure actuelle. Il se peut que cela provienne de fluides perdus sur la piste par d’autres concurrents. Ce qui est sûr c’est que la voiture est soudainement partie à l’équerre, à la surprise générale. » explique Jean-Philippe. Un accident heureusement sans conséquences pour le pilote qui parvient, malgré la violence du choc, à rejoindre les stands où l’équipe Larbre Compétition va œuvrer pendant de longues minutes pour remettre la Corvette n°70 en état de reprendre la piste.

C’est ainsi avec une dizaine de tours de retard sur les leaders, mais au volant d’une auto ne présentant plus aucun stigmate de l’incident, que le pilote de Montauban entame son premier relais. « L’équipe a fait du super boulot pour remettre la voiture en état. Quand j’ai pris le volant, l’auto était en parfait état de marche et la performance a tout de suite été au rendez-vous. » Pour preuve, quelques minutes seulement après s’être installé derrière le volant, il signe le meilleur tour en course de la catégorie GTE-Am, avec 8 dixièmes d’avance sur ses rivaux les plus coriaces. « Malgré nos nombreux tours de retard sur les leaders, nous n’avons rien lâché. Et même s’il n’y avait plus vraiment d’enjeu, nous avons continué à nous battre pour remonter au classement. » Relayé par Pascal Gibon à la tombée de la nuit, Belloc ne manque pas de souligner l’exploit réalisé par ce dernier, auteur d’un double relais sous une chaleur étouffante. « Pascal a été héroïque. Dans de telles conditions, quasiment aucun pilote n’a osé passer plus deux heures au volant. Il a vraiment assuré, je lui tire mon chapeau. »
Une combativité qui va s’avérer payante pour le trio français en fin de course. Christophe Bourret et Jean-Philippe parachevant le travail, la Corvette 70 passait la ligne d’arrivée en 5e position. Un véritable motif de satisfaction pour l’ex Champion du Monde GT. « Cette 5e place vient récompenser nos efforts et notre persévérance. Evidemment, quand on voit notre niveau de performance en course, on ne peut que nourrir des regrets quant à l’incident du début de course. Mais, il y a quand même beaucoup de positif à tirer de cette épreuve. Christophe et Pascal gagnent en expérience à chaque course et leur performance s’améliore de jour en jour. Nous comptons sur les 2 dernières manches pour confirmer cette montée en puissance et la transformer, une nouvelle fois, en résultat. »

Tout juste remis d’un week-end éprouvant dans les Emirats, Jean-Philippe et ses coéquipiers s’envoleront dans quelques jours seulement pour le Japon. 1re étape de la tournée asiatique du WEC, qui s’achèvera fin octobre à Shanghai, le circuit de Fuji devrait réserver son lot de surprises aux pilotes du Championnat du Monde. « Pour la quasi-totalité du plateau, Fuji sera une découverte… Ce sera aussi notre cas à tous les trois. », confie Belloc qui ne cache pas son impatience à l’idée d’emprunter la plus longue ligne droite du Championnat, qui ne mesure pas moins d’un kilomètre et demi. Situé à 100 kilomètres de Tokyo, au pied de la montagne sacrée qui porte son nom, le Fuji Speedway pourrait aussi offrir des conditions climatiques aux antipodes de celles rencontrées au Bahreïn. Dans cette région régulièrement frappée par les typhons, fraîcheur et pluie torrentielles pourraient, en effet, s’inviter à la fête.

B.L.S. – Communiqué de presse – Crédit photos Vision Sport Agency