EN TTE, LE BAPTEME DU FEU POUR MALINCONI ET CALMON

mardi 10 avril 2018 par IMEC

C’est un week-end fort en émotions qu’ ont vécu Renault Malinconi et son co-équipier Cyril Calmon pour l’ouverture du Trophée Tourisme Endurance (TTE), sur le circuit du Vigeant. Nouveau championnat, nouvelle voiture, nouveau team, un changement total (Cloud…., hi, hi, normal en tant que sponsor) ! Le programme du vendredi concocté par le team LR Performance by K-Worx est light avec une séance libre en fin d’après-midi que Renault effectuera en configuration course, c’est à dire pneus usés et réservoir plein. Au terme de la séance nos chronos sont à quelques dixièmes du meilleur temps réalisé également par une Seat, ce qui est assez encourageant !

Samedi : c’est par une météo humide qu’ils attaquent la journée du samedi, mais la pluie n’ a jamais gênée Melanconi et c’est un élément avec lequel il se sent à l’aise. La journée s’annonce chargée avec 3 séances d’essais libres et une qualif qu’il devra partager à équivalence avec Cyril. Le premier nommé prend le départ de la première séance libre. Après une paire de tours à faire chauffer les pneus, il commence à hausser fortement le rythme et à essayer différentes trajectoires pour tester la motricité. Il reviens facilement sur plusieurs autos. Dans son rétroviseur, la Ginetta de ses voisins de stands. Celle ci le double et passe entre les deux autos lui et Renault, il en fait de même. La Ginetta est alors à une centaine de mètres devant lui et attaque son freinage. Etant dans un tour rapide il retarde mon freinage mais erreur d’appréciation de sa part, la Ginetta n’a pas encore fini de tourner...Voyant cela il écrase un petit plus la pédale, mais sur cette piste mouillée la voiture part en "luge" et il ne peut éviter le contact !! Bilan, un coté bien amoché, une biellette de direction cassée et un triangle plié. Il leur présente ici ses excuses pour cette erreur. Il devra attendre la fin de la séance pour que l’auto soit ramenée au stand et que nous fassions un check complet. Malheureusement le team ne dispose pas de pièces de rechange. Personne ne semble avoir ces pièces en stock dans le paddock. La journée est finie pour eux, nous pensons alors à ce moment là déclarer forfait. Mais c’était sans compter sur la volonté de l’organisateur du TTE, Fabrice Reicher, qui remua ciel et terre pour ne pas qu’ il reste sur le carreau. Et il faut croire que les miracles n’arrivent pas qu’à Lourdes et qu’un deuxième lieu saint existe en France, car nous verrons arriver dans la matinée la fameuse biellette de direction qui nous faisait défaut !! Merci Fabrice, nous lui devons une fière chandelle, d’ailleurs il pourrait ramener un peu d’eau bénite pour Ledenon.... C’est alors une course contre la montre qui commence, nous sommes en milieu de matinée, l’équipe est affairée à réparer la Ginetta, et nous avons la pièce manquante. Cyril doit rouler dans les deux prochaines séances et la qualification est à 18h. La voiture commence à être démontée et les pièces contrôlées, mais malheureusement le timing est trop juste, et Cyril ne pourra pas participer aux deux séances libres programmées l’après midi, il ne partira directement qu’en qualif en fin d’après midi.

On revient dans le match avec les qualifs : Inutile de dire que les ambitions en qualif sont modestes, en effet en ayant manqué l’intégralité des séances libres, ils envisagent à peine un milieu de tableau ! Cyril qui n’a pas roulé depuis 20 ans ici, et Renauld qui n’a pu prendre toutes mes marques sur le sec la veille, l’auto étant a son maximum d’essence avec des pneus usagés, souvenez-vous ! il est donc décidé avec le team de la stratégie suivante : Cyril partira en premier en qualif avec des pneus neufs à l’arrière pour prendre ses repères et assurer un temps, et à mi-séance sera effectué le changement réglementaire puis sera monté à ce moment là des pneus neufs à l’avant ! Le trafic est intense, 42 autos, mais la stratégie fonctionne parfaitement ! Et c’est dans le premier tiers du classement T4 qu’ils se positionnent ! Les écarts avec les concurrents sont assez mince ce qui est de bonne augure pour la course vu le manque d’essais !

Pour la course, quand ça veut pas faire ! : dimanche matin à 9h les 42 autos sont alignés sur la grille. C’est Renauld qui prend le départ. Il décide d’être prudent, ne sachant que trop bien qu’une course ne se gagne pas au départ mais peut très facilement s’y perdre ! Il ne prend donc aucun risque la course va durer 4 h ! Le tableau de marche est respecté avec un premier arrêt au bout de 40 minutes pour le carburant. Il effectue à ce moment là un double relais, c’est à dire qu’il reste dans la voiture et repart pour 40 minutes de plus. Il subit alors une petite alerte dans le virage qui précède la ligne droite des stands, l’auto vire bizarrement. Il décide alors au dernier moment de ne pas continuer et s’engouffre dans la voie des stands en prévenant le team par radio qu’ il rentre et qu il faut contrôler les roues avant. L’équipe est surprise mais s’exécute. Nous profitons de cet arrêt imprévu pour changer de pilote, Cyril prend sa place. Après un check et changement de pneus, Cyril repart pour entamer son premier relais. Cet arrêt imprévu leur faire perdre plus de 3 minutes 20, et les fait dégringoler dans le classement, ils viennent de perdre déjà deux tours sur la tête. Deux tours après, Cyril prévient également par radio qu’il rentre, le coté avant droit de l’auto s’est affaissé. Il y a vraiment quelque chose d’anormal sur l’auto. Le premier diagnostic est une casse du porte moyeu. L’auto est rentrée dans le fond du box pour ne pas gêner les équipiers de l’autre voiture, elle est mise sur vérins pour un contrôle approfondi. Après un démontage du demi-train, c’est finalement la chape de direction qui s’est cassée en 3 ! Nouvelle séance de mécanique donc, qui cette fois ci nous fait perdre presque 30 minutes. Pour eux la course est finie, il ne pourrons pas espérer un bon résultat. Cyril repartira ensuite pour un double relais, soit 1h20, et Renauld finirai les dernières 40 minutes pour l’arrivée. Le week-end fut compliqué. Pas forcément l’entame idéale pour un championnat, mais cela a permis d’être de suite dans le bain de l’endurance et si l’on décompte les 18 tours perdus, ils jouent le podium, donc sur le papier la performance est là ! L’adage une année pour apprendre, une année pour gagner n’a jamais été aussi vrai !

Du positif malgré tout, la performance est là, une équipe de mécaniciens compétents, un championnat de qualité avec de belles autos, un team manager, Nelson lukes qui avait préparé une excellente stratégie de course, qui aurait pu les amener sur le podium, une ambiance exceptionnelle et la découverte d’un faiseur de miracle Fabrice Reicher. Un dernier mot pour les coéquipiers de stand, qui terminent 3e de leur catégorie qui se sont vraiment démené, car ce n’était pas gagné samedi matin.

B.L.S. – communiqué © photos Stéphane Poulard