LE GRAND PRIX DE PAU : TOUS POUR UN, UN POUR TOUS

mercredi 28 mai 2014 par IMEC

Dans le Sud-Ouest, les Grands Prix de Pau, moderne et historique, auront été un des évènements majeurs du sport automobile de ce mois de mai, des Grands Prix couronnés de succès.

Un nouveau départ :2014, est l ‘année d’un nouveau départ du Grand Prix de Pau, mais aussi d’un nouveau défit. Revenons douze mois en arrière, au soir du 72e Grand Prix, qui ne sera pas sans doute à marquer d’une pierre blanche dans la lignée des évènements palois, en cause le manque d’une tête d’affiche. Le lendemain tout le monde se penche sur ce qu’il faut appeler un demi-échec boudé par les spectateurs. Les conclusions doivent en être tirées très vite, car le 73e rendez-vous aura lieu dans un an presque jour pour jour, d’autant plus qu’ entre temps le promoteur a décidé de se retirer.

Une organisation de A à Z. : Les membres de l’ ASAC Basco-Béarnais avec à sa tête le président Joël Do Vale, ne baissent pas la garde et repartent au charbon, avec comme fil conducteur la devise des Trois mousquetaires : ‘’Tous pour un : le Grand Prix - Un Grand Prix pour tous : public, organisateurs, pilotes, palois et bien sûr béarnais, mais pas seulement qu’eux, il ne faut pas oublier tous les amoureux des joutes paloises. Facile à dire, plus difficile à réaliser ! Figurez-vous qu’il n’ y a pas que les bretons à être têtu. Les béarnais ne sont en reste, lorsqu’ils ont une idée derrière la tête, inutile de vouloir les contrarier, vous perdriez votre temps. Tout va très vite, L’ ASA reprend à son compte l’organisation de A à Z, appuyée par les instances locales et régionales, un groupe de partenaires avec en chef de file le pétrolier Total, dont les racines sont profondément enracinées dans cette magnifique contrée. Jusque là tous et ok ! Reste maintenant à mettre sur pied le plateau, pas une mince affaire et tant qu’ à faire, inscrire le Grand Prix au calendrier international. Mais lequel, il y a quand même pas mal ? Les monoplaces ont fait la réputation du bien nommé, ‘’Petit Monaco des Pyrénées’’ alors va pour la F3 FIA, un des berceaux des grands champions dont le dernier en date Lewis Hamilton, vainqueur justement à Pau. Entouré par la FR 2.0 et la F4, le plateau monoplaces commence à prendre forme. La Clio Cup fidèle au tourniquet palois répond présent, toute comme la Mitjet de Jean-Philippe Dayraut, la Légends Cars basée à quelques encablures de la capitale béarnaises et très populaire Twingo à l’ origine de la Twin ‘cup, une formule à bas coût qui anime la nocturne du samedi.


Comment ramener les spectateurs : Si les acteurs sont connus, il faut du monde dans les tribunes, car un spectacle devant personne, prend vite l ‘allure d’un bide ou bien à la base il s’agit d’un navet. La solution est simple ramener le prix de l’entrée à un prix raisonnable, comme dit le maire fraîchement élu Monsieur François Bayrou à nos confrères béarnais « Il vaut mieux deux personnes qui payent l’entrée 10 € qu’une seule à 20 € ! » Chose faite, les prix sont serrés au maxi. et le public a bien répondu présent, avec une hausse de 40% de fréquentation soit 31.000 spectateurs et 12% de mieux pour la billetterie de ce 73e Grand Prix.


Du beau monde : Fraîchement élu maire de Pau, François Bayrou a suivi de prés ce rendez-vous, avec curiosité et une certaine surprise par sa popularité, ce qui n’est pas négligeable en matière de retombées pour la cité pyrénéenne et ses environs. Sans aucun doute la présence du Président de la FIA Jean Todt accompagné de Gerhard Berger en charge de la F3 FIA, prouve l’intérêt que portent les hautes instances internationales, à ce meeting hors du commun dans l’ hexagone.

Une star française : La vedette de ce grand prix printanier en est sans aucun doute le seul Français engagé en F3, Esteban Ocon, qui se permet de monter trois fois sur le podium en autant de courses ; une fois sur la plus haute marche , et deux fois sur la seconde. En venant dans le Béarn, il était déjà leader, les résultats obtenus dans les rues paloises lui permettent de creuser l’écart. Comme ses illustres prédécesseurs, rejoindra t-il la formule reine ? Ce que nous pouvons que lui souhaiter.

B.L.S. - @photos H. Margolles, O. Lalanne, B.L.S.