ASTARAC AUTO CLASSIC : UN DIMANCHE A LA CAMPAGNE

vendredi 19 avril 2013 par IMEC

Une invitation qui tombe pile poil, celle faite par Patrick Chabenat l’organisateur de la randonnée cartographique, Astarac Auto Classic : ‘’J’espère que tu seras des nôtres pour la 5e édition dimanche prochain’’. De temps à autre, sortir des sentiers battus ne fait pas de mal, cela permet aussi de se vider la tête, et de découvrir ou re découvrir une manifestation organisée avec des caisses qui, ont fait à une certaine époque la gloire de nombreux pilotes. Désormais elles ne doivent plus affronter le chrono, mais amener leurs passagers d’un point à un autre. Simplissimo allez vous dire, pas tant que celà, car ces derniers doivent découvrir les points de passages, symbolisés par exemple par un monument et les cocher dans le bon ordre, sinon les pénalités tombent.

Il y a pas le feu

Pas de soucis, je rattrape les loustics à chaque croisement, mais au fait nous allons à droite ou à gauche ?

Je dois rejoindre toute l’équipe au stade de rugby de Masseube en milieu de matinée. Déjà deux hic au milieu de la nature, qui s’appellent déviations. C’est mal barré, être à l’heure va être compliqué. Bof pas grave, y a pas le feu ! En arrivant, j’aperçois de loin une tête qui ne m’est pas inconnue, en train d’ assurer la circulation, mais bien sûr ! C’est Bernard Dupuy le pilotes de courses de côtes ! Une parenthèse : un peu plus tard, en l’observant à la dérobée, et en l’imaginant coiffé du képi et vêtu de l’uniforme, l’on se dit que ce triste sire, un carnet dans une main et un stylo dans l’autre, pourrait bien remplir à la fin de la journée, le quota de PV fixé par ses supérieurs. On se gare, on se serre la louche puis l’on salut tout le monde. Enfin, le peu de présents car les autos engagées au 5e Astarac Auto Classic, déjà arrivées au terme de la 1e étape, se comptent sur les doigts d’une main. Mais bon sens de bon sens je suis donc en avance ! Allons saluer Patrick, le maître de cérémonie, qui fait une drôle de tronche : ‘’C’est la cata, ils ont deux heures de retard’’ Si j’eu su je serais resté au plumard au minimum une heure de plus. ‘’Bon si tu veux faire de belles photos tu vas à Trifouillis-les-Oies, le coin n’est pas mal !’’ Les concurrents arrivent soit deux par deux soit plus nombreux. Il y a quand même un os, les uns arrivent de la droite et les autres de la gauche, rassurez vous nous sommes apolitique, mais un peu compliqué pour la personne chargée d’assurer la circulation.

Je n’irai pas à Triffouillis-les-Oies


Devant l’église de Géze Jean-Paul Buzet, n’ avoue pas son impuissance à explorer les voix du seigneur, mais tout simplement la seule qui l’amènera à l’arrivée
.

En écoutant les arrivants qui, à quelques exceptions prêts se sont tous pommés, il faut se faire une raison : pas question d’aller à Triffoullis-les-Oies, ayant de fortes chances de faire le poireau pendant des heures, pour ne mettre que quelques bagnoles dans la boîte à images. Ils se sont pommés lors de l’étape 1, sans nul doute, ils récidiveront lors de la seconde. Bon quoi faire ? Et si je suivais quelqu’un, histoire de découvrir le paysage de l’ Astarac et faire comme si j’étais un concurrent. Par contre j’ai pas intérêt à les perdre car je ne possède pas ………..de carte du parcours. Ah ces organisateurs ! Allez en voiture Simone ! Je laisse passer les deux premiers, je ne les connais pas. Voici la 4 pattes de Régis Bégué et la Fiat de Jean-Paul Buzet, je leur file le train. Nous sortons de Masseube, et ces deux loustics commencent à enquiller grave. Bizarre ! Les deux premiers reviennent au point de départ, ont-ils oublié quelque chose ? Au bout de quelques kilomètres nous tournons à droite, la route que dis-je, le chemin n’est vraiment pas large. Espérons que nous n’allons pas tomber sur un de ces mastodonte de tracteurs qui hantent les campagnes, sinon bonjour la marche arrière. Du bol nous n’en croiserons aucun jusqu’à l’arrivée. Les deux gus, gus continuent à tailler la route allégrement, je n’avais pas gardé le souvenir qu’une 4CV allait aussi vite (Si , si j’en ai eu une).


Inutile de se poser la question, pourquoi ce retard au pointage ? Certains participants n’hésitent pas à s’arrêter dans les fermes pour faire leur marché, foie gras, canards, oies et autres gourmandises

Ils avalent les virages comme une bouchée de pain, quand moi je dois lever le pied sous peine de faire une omelette non de Pâques, mais avec les appareils photos rangés dans le coffre. De toute manière aucun soucis, je les rattrape à chaque croisement, où ils tiennent un conciliabule pour savoir quelle route prendre. Et bien sûr à un moment donné, trois pommés arrivent à un nouveau croisement, perdus dans la nature. Pas de soucis il y une maison juste à côté. Régis s’enquière de l’emplacement d’un lieu dit, éclat de rire d’un des habitants ‘’C’est sur la route !’’ On s’en doutait un peu mais laquelle ? Après avoir retrouvé le bon chemin, re belote, arrêt à chaque croisement, pas simple de si retrouver. Soudainement, une question me vient à l’esprit : le mec qui a pondu ce tracé n’aurait il pas chauffé son bulbe rachidien au chalumeau pour ensuite le refroidir à l’azote liquide ? Plus tordu, difficile de faire mieux ! Et ce qui devait arriver, arriva. Ils se plantent encore une fois et le mouton de Panurge avec. Nouveau demi-tour, mais lorsque je reviens au croisement plus personne…. et pas de carte.


Quel soit les équipages suivis, la rengaine est toujours la même, on se plante et l’on fait demi tour, n’est ce pas Messieurs Bourdallé et Arnal ?

Qu’ à cela ne tienne ! Y a plus qu’à attendre d’autres participants pour sucer les roues de leurs guimbardes. C’est tout bon, arrive l’ ami Alain Bourdallé avec sa Samba bleu EDF ainsi que le père et fille, Alain et Laura Arnal, au volant d’une Cooper S, qui pour la petite histoire a participé au dernier Monte Carlo Historique. La suite sera copie conforme à ce que j’ai vécu avec leurs prédécesseurs : arrêts aux croisements, demi-tour. Bon ras le bol, le premier panneau indiquant Mirande, je les lâche. Mare de tourner en rond, même si les paysages sont magnifiques. Pas de soucis à l’arrivée, le retard de l’étape 1 est toujours de mise. Bon ce n’est pas tout, il est pas loin de 14h30, il faut rentrer au bercail, car demain il y a école ou plutôt ce glouton d’ actumecanique qui a toujours faim d’infos. Allez rendez-vous en 2014, mais avec une carte sinon.... je ne viens pas !

Astarac Auto Classic Classement

B.L.S.