LE MANS : UN BILAN MITIGE POUR BELLOC ET PILET

samedi 30 juin 2012 par IMEC

A l’issue des dernières du 24 Heures du Mans Le Montalbanais Jean-Philippe Belloc et Patrick Pilet nous font part de leurs états d’âmes.

Commençons par Jean-Philippe dont la semaine mancelle a été plutôt compliquée, même s’il rejoint l’arrivée tout comme Patrick Pilet à la 5e place de la catégorie GT –Am A qui lui permet d’occuper la 3e place du championnat du monde, le WEC « On le sait, faire Le Mans, ce n’est jamais facile. Mais cette année, cela a été particulièrement compliqué pour nous, Et pour cause ! Durant toute la semaine, nous avons été confrontés à un sérieux problème d’adaptation entre la voiture, les pneus et le circuit. Ce qui veut dire que nous n’avons quasiment jamais pu exploiter notre Corvette dans de bonnes conditions, et nous n’avons que très rarement pu nous trouver dans la bonne fenêtre d’utilisation. » Un problème déjà présent lors de la journée test.« Avec une auto aussi délicate à piloter, il était très difficile pour Christophe, Pascal et moi-même de nous sentir en confiance. A partir de là, cela a un peu été la spirale infernale. Car quand on perd confiance, on ose moins attaquer et on s’éloigne toujours plus de la bonne fenêtre d’utilisation du couple voiture/pneus. Au départ, le mot d’ordre était d’éviter les embûches pour rallier l’arrivée et marquer un maximum de points au classement du WEC » C’est avec un arrière goût d’amertume que l’équipe franchit la ligne d’arrivée : « C’est toujours une satisfaction de finir une telle course. Et compte tenu du niveau des concurrents au départ de cette édition 2012, je suis content du résultat. Mais je ne peux m’empêcher d’être frustré de notre manque de performance et du mauvais comportement de notre auto. Cette course a été particulièrement fatigante nerveusement et je tiens à féliciter mes deux coéquipiers, Christophe Bourret et Pascal Gibon, pour leur courage et leur ténacité tout au long de cette course pour le moins difficile. Je leur tire vraiment mon chapeau. Un grand bravo également à l’équipe qui n’a pas ménagé ses efforts pour nous fournir une auto très fiable. Enfin, je tiens évidemment à saluer la victoire de notre voiture sœur, la Corvette N°50, qui s’est imposée en catégorie GTE-AM à l’issue d’un finish haletant ! » Avant la prochaine épreuve qui aura lieu sur le circuit de Silverstone, Jean-Philippe a fait une pige en championnat d’Europe Camion, à Nogaro, nous y reviendrons.

Initialement Patrick devait disputer l’épreuve sur la Porsche d’IMSA Performance, mais cette dernière première suppléante, n’a pas été sélectionnée. C’est donc au volant de la N°79 du Flying Lizard qu’il se retrouve. D’entrée de jeu bien qu’inscrit dans la catégorie GTE-Am il fait claquer un chrono d’anthologie lors des essais : « La semaine a parfaitement commencé. Dès les premiers tours de roues, la voiture s’est avérée très performante. Nous n’avons connu aucun problème, ni pendant les essais libres, ni pendant les qualifications. Je n’ai d’ailleurs eu besoin que d’un seul tour chrono pour décrocher la pole, et qui plus est avec des pneus médium et un set-up de course. » Dés le départ de cette 80e édition, Patrick non seulement domine sa catégorie, mais va également se mêler à la bagarre du GT-Pro avec une voiture qui date de 2011 comme le veut le règlement. La N°79 conserve le commandement de la catégorie jusqu’à la 5e heure. C’est dans le virage d’Ininiapolis que tout bascule, lors d’une grosse sortie de route d’un de ses coéquipiers. Seth Neiman. Radiateurs, suspensions, échappements, carénage… En à peine 1h, les mécaniciens du Flying Lizard accomplissaient l’exploit de remettre en état la Porsche N° 79. Et malgré son évidente déception, l’équipage franco- américain allait trouver la force et la motivation nécessaire pour repartir au combat depuis les profondeurs du classement : « Il était hors de question que nous baissions les bras !L’équipe est venue de très loin pour participer à cette course, les mécaniciens ont travaillé d’arrache-pied pour refaire la voiture...Nous, nous devions de nous battre jusqu’au bout. » De retour en piste, Patrick va encore une fois encore s’avérer un redoutable bretteur en faisant son retour vers le sommet de la pyramide. Auteur d’un tour en 03’56’’596 le dimanche matin, il bat non seulement sa propre pole position d’une seconde mais en profitait également pour reléguer ses plus féroces adversaires à plus de 2 secondes de son meilleur temps. Une véritable démonstration couronnée par une 4e place à l’arrivée, insuffisante bien sûr, mais néanmoins réconfortante : « Si l’on fait abstraction du crash, tout s’est très bien passé. La voiture était très performante et cela m’a fait bizarre de doubler toutes les autres GT pendant la course. Cette 4e place est bien évidemment décevante quand on sait à quoi nous pouvions prétendre. Nous avions la meilleur voiture et c’est frustrant de ne pas concrétiser. Néanmoins, j’ai le sentiment d’avoir donné mon maximum. Et je pense que cette expérience me sera précieuse pour les années à venir. »

B.L.S. – communiqué de presse –crédit photos Porsche AG & Aléxis Valentin