SAO POLO : JEAN-PHILIPPE BELLOC RENOUE AVEC LE PODIUM

samedi 22 septembre 2012 par IMEC

C’est la tête pleine de souvenirs et le cœur débordant d’émotions que Jean-Philippe Belloc est rentré du Brésil il y a quelques jours. Et pour sa première visite sur le mythique tracé d’Interlagos, à Sao Paulo, c’est une coupe de 3e que le Montalbanais a rapporté dans ses valises, en guise de souvenir. Un trophée venant couronner une semaine placée sous le signe de la découverte, de la passion et du plaisir.« Dans son ensemble, cette semaine au Brésil a été pour moi une expérience incroyable. Pour l’amoureux de sport auto que je suis, rouler à Interlagos s’apparente à un véritable pèlerinage. C’est un circuit empreint d’une histoire tellement poignante que chaque virage, chaque gradin, nous remémore des images inoubliables pour beaucoup issues de la F1. » De la première victoire sur ses terres et dans la douleur d’Ayrton Senna en 1991 au titre mondial perdu par Felipe Massa dans les tous derniers mètres de son Grand Prix national en 2008, le tracé brésilien est réputé pour être le théâtre de courses sous haute tension et de rebondissements spectaculaires. Mais pas seulement. « Contrairement à ce que l’on peut imaginer, c’est un circuit très sinueux et technique, pas forcément facile à appréhender. », explique Jean-Philippe, qui, comme ses coéquipiers, n’a pourtant pas mis longtemps à trouver ses marques sur les 4,3 kilomètres de l’Autodrome José Carlos Pace.

Seul pilote amateur de la catégorie GTE-AM à s’aligner en qualifications, Pascal Gibon se voyait également chargé du départ de cette 5e manche du Championnat du Monde d’Endurance. Auteur d’un envol prudent, le coéquipier de Jean-Philippe haussait ensuite le rythme, remontant tour après tour dans la hiérarchie. C’est ainsi qu’après plus de 2 heures au volant, il passait le relais à Christophe Bourret en 3e position. « Dans la lignée de Pascal, Christophe a, à son tour, enfoncé le clou pendant son double relais. Il est même parvenu à revenir sur le 2e mais une pénalité de 30 secondes nous en a malheureusement éloigné à nouveau peu de temps avant que je prenne le volant. » C’est ainsi qu’à l’issue d’un solide double relais du Tarn et Garonnais, la Corvette N°70 passe sous le drapeau à damier à la 3e place de sa catégorie, après 6 heures d’une course quasi-parfaite. « Après notre 2e place à Sebring en mars dernier, nous revoilà enfin sur le podium…et pas des moindres. Car monter sur le podium d’Interlagos, cela a une saveur vraiment particulière. C’est une sensation absolument incroyable. Nous avons vraiment été dans le coup pendant tout le week-end et, après notre mauvaise passe de Spa et du Mans, c’est un vrai soulagement de retrouver notre niveau de performance mais aussi notre confiance. Je tiens à souligner le travail impeccable de l’équipe Larbre et le super boulot de Christophe et Pascal qui ont fait preuve de beaucoup de régularité et de sang froid sur un circuit qu’ils découvraient. Ils ont été extrêmement prudents, notamment dans le trafic, mais sans pour autant sacrifier la performance et cela a vraiment été l’une des clés de ce résultat." ajoute-t-il.

Direction Barheïn

Fort de ce 2e podium de la saison, Jean-Philippe Belloc ne cache désormais pas son impatience d’en découdre à nouveau. Une hâte qui sera rapidement contentée puisque dans quelques heures, c’est cette fois vers les Emirats que le pilote montalbanais s’envolera pour y disputer les 6 heures de Bahreïn. Organisée sur le circuit F1 de Sahkir, cette 6e manche de la saison du WEC devrait, à son tour, réserver son lot de surprises et de nouveautés à l’équipage français. « Contrairement à Sao Paulo, j’ai déjà roulé à Bahreïn. Et la philosophie de Shakir est vraiment très différente de celle d’Interlagos. C’est un tracé beaucoup plus large et plus rapide mais qui recèle pas mal de pièges. Notamment, le sable qui se dépose en dehors des trajectoires et qui rend les dépassements vraiment périlleux. » Autre difficulté de taille, la chaleur qui peut, à cette époque, flirter avec les 40 degrés. « La course se déroulera en semi-nocturne, pour nous éviter d’avoir à subir de trop fortes chaleurs. Mais nous nous attendons quand même à ce que cette épreuve soit physiquement difficile. Néanmoins, nous nous sommes bien préparés et pensons être armés pour affronter cette manche, aussi éprouvante soit elle. » Seul équipage de sa catégorie à avoir enchaîné les doubles relais au Brésil, le trio Belloc/Bourret/Gibon pourra sans aucun doute compter sur son excellente condition physique et sur sa préparation sans faille pour tirer son épingle du jeu dans les Emirats. Un atout de taille à l’abord d’une course qui s’annonce redoutable tant pour les hommes que pour les machines

(N.D.L.R.) Le classement soumis à un appel suspensif suite au déclassement de la Corvette N°50, consécutif aux vérifications techniques. Au cas où l’appel confirmerait ce déclassement des vainqueurs de l’épreuve, la Corvette N°70 se verrait alors hériter de la 2e place.

B.L.S. – Communiqué de presse –Crédit photo Vision Sport Agency