LES GRANDS PRIX DE PAU AU PANTHEON DU SPORT AUTOMOBILE

vendredi 3 juin 2011 par IMEC


Après une période faite de doutes, d’interrogations, mais aussi de scepticismes le Grand Prix et le Grand Prix Historique ont finalement retrouvé leurs places dans les différents agendas des sports mécaniques, régionaux, nationaux et même internationaux. Deux épreuves qui tiennent à cœur à tous les amoureux de courses automobiles mais aussi pour ceux qui ont tout simplement un attrait pour la voiture. Ne dit-on pas dans le landernau du sport automobile que Pau est l’égal de Monaco. C’est aussi la seule ville française à recevoir intra-muros des compétitions automobiles. Si bien sûr les courses ont tenu le haut de l’affiche pendant cette deuxième quinzaine du mois de mai, il ne faut pas oublier les animations diverses et variées organisées dans la ville. Des animations qui, ont tout d’abord permis aux paloises et palois peut-être pas spécialement amateurs de compétitions, d’avoir pendant une dizaine de jours une autre vision sur les grands prix. Sans doute aussi une façon de la part de l’ensemble des organisateurs : la ville, l’agglomération, l’organisateur Peter Auto et bien sûr l’ASAC Basco-Béarnais de les remercier. En effet, pour tous ceux qui viennent de l’extérieur, il est difficile d’imaginer la gène occasionnée pendant de longues semaines avant, mais aussi après les grands prix, lors de l’installation et le démontage des infrastructures. Ce retour, c’est aussi un formidable hommage rendu au travail accompli par des générations de femmes et d’hommes qui, bien souvent ont œuvré dans l’ombre des grands champions, afin que la ville de Pau figure au Panthéon du sport automobile mondial. Aujourd’hui se sont de nouvelles personnes qui ont pris la relève afin que ce monument des sports mécaniques ne tombe pas en désuétude. Ce n’est pas simple, mais est ce qu’un jour cela l’a-t-il été ?

Dix et soixante dix, les chiffres de 2011

En 2011, les deux grands prix affichent des chiffres ronds : 70 ans pour le Grand Prix que l’on appelle bien souvent ‘’Grand Prix Moderne’’ et 10 ans pour l’historique. Ce dernier nous fait voyager à travers des décennies du sport automobile, accompagné par les différentes expositions, c’est pratiquement un siècle d’histoire qu’il a été donné de voir dans le ‘’Petit Monaco Pyrénéen’’. Nous avons retenu quelques clichés qui n’ont pas toujours traits au sport pour vous faire revivre ces quelques jours pas ordinaires.


Plus de six semaines sont nécessaires pour installer ce véritable puzzle, dont tous les éléments sont numérotés -ci-dessous-


Que ce soit en ville où à l’intérieur du circuit, il est possible d’admirer des voitures inconnues par les moins de 20 ans.


Dans le parc du palais Beaumont Légends Cars et voitures électriques ont fait le bonheur de tous les curieux qui, ont pu voir sans aucune retenue le travail des techniciens.


Beaucoup de gens se sont investis pour fêter ces évènements, institutions, commerçants et même des particuliers, à l’exemple de Laurent Hédin. Laurent est employé au service des espaces verts de la ville, il a conçu ce prototype en bois de cèdre, de platane et de tilleul. Prototype qu’il baptisé P.P.P. comme ‘’Pau Porte des Pyrénées’’.


Tout a roulé dans les rues paloises, véhicules à moteurs thermiques, électriques mais aussi ceux mus par la force humaine, histoire de compléter le timing des officiels de temps à autre pas trop surbookés. N’est ce pas messieurs ?


Parmi les nombreuses expositions voici celle de Total partenaire majeur de ces épreuves, avec au premier plan la F1 du champion du monde Sébastien Vettel.


Avec leurs couleurs de guerre, les célèbres Jeep ont trouvé un usage plus pacifique pendant le grand prix historique. Elles avaient en charge d’amener et de ramener les outils et les personnes qui avaient leurs camions rangés du côté de la gare.


Les télés omniprésentes, dont Motors TV, il est vrai qu’aujourd’hui le petit écran est un vecteur de communication pratiquement incontournable.


Deux époques et deux styles différents de conduite. Plus de 80 ans séparent ces deux styles, ci-dessus une Bugatti de 1927 avec son volant au diamètre d’une roue d’un mini vélo, le buste hors de la voiture, alors que ci-dessous dans cette F.R. 2.0 d’aujourd’hui, l’on aperçoit juste le sommet du casque du pilote qui est bien protégé par une coque ultra enveloppante. Seul, Pau offre le rare privilège de réaliser ces deux images à huit jours d’intervalles et au même endroit.


Nombreuses étaient les personnalités présentes pour ce retour des courses automobiles, dont Nicolas Déchaux au centre, le président de la Fédération Française du Sport Automobile. Parmi les pilotes invités et qui ont usé leurs fonds de combinaisons dans le tourniquet palois, Jean Ragnotti ici en compagnie de responsables de la F.R. 2.0.


C’est aussi René Arnoux avec Jean-Pierre Jarier dit ‘’godasse de plomb’’ qui ont marqué de leurs empreintes le sport automobile international et, qui à eux deux cumulent quelques trois cents grands prix de F1. Ci-dessous, la Paloise Cécile Estenave attachée de presse de Peugeot Sport a-t-elle revêtue la tenue de garde du corps de Nicolas Minassian, pilote officiel Peugeot qui va disputer les prochaines 24 heures du Mans au volant d’une 908 ?


Jean-Pierre et Pierre-Emile, les célébrité des épreuves tout terrain, ont eu beau chercher pendant les deux week-ends les 4 x 4 qu’ils ont l’habitude de fréquenter, hélas de chez hélas ils sont repartis bredouilles de la cité du bon roi Henri IV.


Le célèbre horloger Richard Mille, fidèle partenaire de Peter Auto et fana de voitures historiques en démonstration au volant d’une F1BRM pilotée dans les années 70 par Jean-Pierre Beltoise

B.L.S.