FRANCK MOREL REVIENT SUR SA SAISON EN GT FFSA

vendredi 25 octobre 2013 par IMEC

Avec son coéquipier Erwin France, Franck Morel avait été l’un des grands animateurs de la Coupe de France GT en 2012. Au volant de la vénérable Viper, les deux hommes avaient joué les trouble-fêtes. Cette fois, c’est avec une Porsche que le duo s’est illustré, décrochant cette fameuse « Coupe » avec l’équipe Pro GT by Alméras. L’heure de la confirmation en quelque sorte.

Franck, quel regard portes-tu sur ce sacre en Coupe de France GT ?« Je pense que c’est la confirmation que nous formons, avec Erwin, un équipage homogène et que nous sommes rapides par rapport aux autres gentlemen drivers. L’an dernier, certains concurrents pensaient que c’était dû uniquement à notre voiture, la Viper, qui était puissante c’est vrai, mais qu’il fallait tout de même réussir à dompter ! Cette saison, nous avons opté pour une voiture récente avec une réglementation claire et les résultats ont confirmé ce que nous avions montré en 2012. C’est agréable d’avoir dominé la saison et c’est une satisfaction d’avoir décroché ce titre que nous aurions dû déjà obtenir la saison passée. »

Y-a-t-il eu des phases d’incertitude ?« S’il y a eu un doute, c’est au moment de choisir la voiture. Nous hésitions entre la Porsche, l’Audi et la Ferrari. Le doute s’est rapidement levé. Pro GT a fait ce qu’il fallait pour que nous les rejoignions et, en tant que double Champion de France GT en titre, le team connaissait parfaitement la voiture. Je connaissais déjà les Porsche, mais Erwin pas du tout. Il est passé par un bac à graviers lors de notre première séance d’essais et je me suis interrogé l’espace d’un instant mais, encore une fois, tout s’est réglé très vite et depuis nous avons connu beaucoup de grands plaisirs. »

Quels sont ces plus grands plaisirs dont tu parles ? « Je ne veux pas répondre à la place d’Erwin, mais j’imagine qu’il a dû prendre un gros pied à Spa, où il avait fait une super qualif. Me concernant, il y a trois moments qui émergent. Les quelques tours à batailler avec Laurent Pasquali au Mans ; au Vigeant lorsque je fais le meilleur tour en course des gentlemen drivers ; à Lédenon où je réalise le deuxième chrono des gentlemen drivers. Cela montre que nous sommes en pleine progression avec une auto qui n’est pas si simple que cela. Elle est relativement fine à piloter. »

On sent une vraie complicité entre Erwin et toi…« Nous avons une dizaine années d’écart mais on a appris à se connaître, à s’apprécier. La Viper nous a réunis, dans les joies et les peines (rires) ! J’apprécie aussi beaucoup son père, qui est un grand passionné d’automobile. Les sujets de discussion ne manquent pas entre nous. Avec Erwin, on s’appelle même en dehors des courses, pendant les vacances, l’intersaison… Une amitié s’est créée. On se tire aussi un peu la bourre en piste pour essayer de progresser. Lui progressera certainement plus que moi. En tout état de cause, on fait tout cela sans se prendre la tête et ça marche. »

Quels sont tes souhaits désormais ?« Dans l’immédiat, c’est la participation à la finale en Championnat de France GT. Nous aimerions voir où l’on se situe par rapport aux concurrents du championnat, sans les handicaps-temps de la Coupe de France et en effectuant une course pleine. La suite, c’est plus difficile à dire mais si je continue en GT, ce sera en France. Nous voulons nous faire plaisir »

Dés aujourd’hui pour les essais libres, le duo va pouvoir se mesurer aux cadors du championnat de France, avec un rêve titiller les grosses pointures

BL.S. – source GT Tour @ photo DDPI