PAUL, CONSTRUCTEUR SANS PATENTE : LE ROADSTER ATR Mk1

jeudi 19 mai 2011 par IMEC


Cela se passe dans le canton de Cadours, est-ce l’antériorité du circuit de Cadours Lareole tout proche qui a donné des idées à Paul, le constructeur de l’ATR ? Sûrement car il a débuté comme mécano chez l’un des initiateurs du Circuit. Paul est maintenant à la retraite, mais le virus de l’automobile et de la mécanique est toujours là.
Pourquoi ATR ? « A » comme Alfa Romeo pour la motorisation, « T » comme Triumph pour le châssis et les trains roulants et « R » comme le nom de famille de Paul, puis Mk I car c’est la première réalisation.
Cela fait un an et demi que le projet a démarré. La base est un châssis de Triumph Spitfire Mk II avec ses suspensions et ses trains roulants. Le moteur est le double arbre 2000cc Alfa Romeo, ainsi que la transmission (embrayage, boite et pont). L’empattement a été réduit à 2.10 m, pour ce faire le châssis Triumph a été conservé tel quel, seul un faux châssis arrière permet d’ajuster le pont en hauteur tout en l’avançant dans la voiture et de ce fait raccourci l’empattement d’origine d’environ 40 cm.
A l’exception du capot moteur qui provient d’une Traction, la carrosserie a été faite à l’ancienne par formage au marteau caoutchouc d’une tôle d’acier de 8 dixièmes d’épaisseur. Préalablement les formes ont été tracées au sol à la craie, et régulièrement comparées à la carrosserie en cours d’élaboration. C’est la technique qu’employaient les carrossiers dans les années 50, tel l’Italien Vignale qui carrossa nombre de Ferrari.
Il reste encore pas mal de travail à faire sur la voiture, mais Paul son concepteur et constructeur, a les idées bien claires sur le sujet, les diverses étapes à suivre sont bien ordonnancées dans sa tête et au final, elle sera bleue ciel comme les Gordini.
L’ensemble est très réussi, c’est un petit roadster trapu qui n’est pas sans rappeler les réalisations des années 50 .. 55. La démarche s’inscrit dans le droit fil des kit-cars anglais, aujourd’hui la législation ne permet pas son immatriculation, l’ATR Mk I devra se cantonner à des réunions de clubs sur route fermée, c’est bien dommage !
Rendez-vous dans quelques mois, pour admirer l’ATR Mk I terminée, et déjà on parle d’un possible second projet Mk II….. à suivre.

Henri Lugan -Texte et photos