MONTAGNE : LA DOYENNE A FÊTE SES 115 ANS LE 27 NOVEMBRE

mardi 24 décembre 2013 par IMEC

Au milieu des années 1800, beaucoup de monde s’intéresse à de nouveaux modes de propulsions aptes à remplacer la traction animale. Bien souvent se sont de géniaux bricoleurs voire des entreprises déjà établies qui mettent au point des moteurs fonctionnant à l’électricité, au pétrole ou à la vapeur. Chacun étant bien sûr certain qu’il avait raison quant à son choix.

Rapidement vont naître sur routes ouvertes, des confrontations ‘’sportives’’ entre ces différents types de véhicules, fonctionnant avec des énergies issues d’ horizons divers. Derrières ces confrontations, il y a un marché naissant qui peut rapporter gros à celui qui se fera la meilleure place au soleil.

Entre les ce que l’on peut appeler les premiers rallyes, qui consistaient à relier deux villes le plus vite possible (Paris – Bordeaux, Paris Nice etc.), le meilleur temps établi sur 1 km et autres, va naître la toute première course de côte au monde.

Elle a lieu le 27 novembre 1898, dans les environs de la capitale, à Chanteloup les Vignes dans les Yvelines. Son fondateur, Paul Mayan était le directeur de la revue ‘’La France Automobile’’. Le parcours mesure 1782 mètres avec une déclivité qui varie entre et 6 et 14%. Cinquante sept concurrents, sur trois ou quatre roues participent à cette première édition, cinquante deux sont classés. Camille Jenatzy sera le tout premier pilote à avoir remporté une course de côte, au volant d’une voiture électrique en 3mm52s, il devance la voiture Léon Bollé de Jamin, qui a escaladé la pente en 4’02’’45 et le tricycle de Marcelin en 4’05’’.

Depuis la fin des années 90, son parcours sert à des montées de démonstration.

Aujourd’hui, presque plus aucun constructeur généraliste ne se sert de la course de côte pour vanter la qualité de ses produits : autres temps autres mœurs.

B.L.S.