DES PILOTES FRANÇAIS EN F 1, MAIS LE SAVEZ VOUS ?

vendredi 30 décembre 2011 par IMEC


Jean Alési le parrain de l’équipe de France circuit, en compagnie de Jean - Eric Vergne et de Charles Pic.

Voici une fin d’année qui se termine en apothéose pour les pilotes français. Trois d’entre eux viennent de se voir attribuer un volant de F1. Romain Grosjean, rejoint le Lotus F1 Team, Jean - Eric Vergne, le Toro Rosso et Charles Pic, le Marussia F1 Team. Il faut remonter en 1999 pour trouver autant de pilotes tricolores, dans la catégorie reine du sport automobile. Savez vous que Jean - Eric Vergne ou Charles Pic tout comme son frère Arthur sont licenciés en Midi-Pyrénées et plus précisément à l’ASA Armagnac - Bigorre. Nous avons l’occasion de parler d’autres pilotes de renommée internationale licenciés à cette ASA, comme Christophe Bouchut, Emmanuel Collard, Franck Lagorce, Anthony Beltoise, ou le récent vainqueur de la Star Mazda Championship, le protégé de Jérôme Policand, Tristan Vautier. Précisons que ce championnat américain est l’équivalent de la F3 européenne. Ne parlons pas des Patrick Pilet, pilote officiel Porsche, Olivier Pla, Jean-Philippe Belloc, Jean-Philippe Dayraut qui, sont originaires ou habitent la région Midi-Pyrénées.

Aider de jeunes pilotes est dans nos gènes

Comment se fait-il que des grands noms du sport automobile, originaires de tous les coins de France soient licenciés à Nogaro ? C’est la question que nous avons posé à André Divies président de cette ASA.

« Nous avons toujours eu le soucis d’aider de jeunes pilotes talentueux. Cela ne date pas d’aujourd’hui, à l’exemple de Jean-Luc Rançon, qui sans notre coup de pouce n’aurait pas remporté le Coupe R5 Turbo en 1995. Patrick Pilet, aujourd’hui pilote d’usine, Jean-Philippe Belloc champion du monde GT FIA en 2001, ou tout récemment le champion de France F4 Matthieu Vaxivière. Aider un jeune pilote est dans nos gènes. Si ces pilotes restent avec nous, c’est une forme de reconnaissance, de nous remercier pour le coup de pouce que nous leur avons donné au début de leur carrière. »

Deux caisses en une semaine

Retournons nous vers Jean-Luc Rançon. André Divies nous a un peu résumé votre mésaventure survenue en 1995. Pouvez-vous nous raconter ce qu’il vous est arrivé ?

« Je dispute la Coupe R5 Turbo et, je plie deux caisses en une semaine. La première, en rentrant de Magny – Cours, le conducteur de la voiture qui ramène la R5 pour l’épreuve qui se déroule la semaine suivante à Pau, s’est endormi, résultat ; la voiture, la remorque et la R5 au fossé. La caisse de cette dernière est détruite. Nous la rapatrions au Mans, chez mon préparateur Jacky Haran, qui la remonte en 48 heures. Nous voici à Pau ! Quelques dizaines de mètres après le départ, un concurrent me donne un léger coup dans le pare choc arrière, je pars en tonneau au milieu du peloton. Et... une seconde caisse. Mon moral en prend un sale coup car, je ne vois pas comment financer ce second coup dur. Pendant toute la journée, j’ai beau tourner et retourner le problème dans tous les sens, je ne vois aucune solution, sauf de tout arrêter. Le soir, quand les courses sont terminées, nous pouvons récupérer ce qui reste de la R5. En arrivant à l’endroit où elle est remisée, je vois un papier sur le tableau de bord. Surprise, il est signé d’André Divies. Il me demande de renvoyer l’épave chez Jacky où, Renault livrera une caisse neuve offerte par l’ASA. En fin de saison, je remporte le titre, sans ce gros coup de pousse tout était terminé ! Je lui dois, ainsi qu’à l’ASA une fière chandelle ! »

Une précision : Jean-Luc est le père de Julie, qui a sa pris la relève soit derrière le volant, soit comme copilote d’Olivier Ortholan.


Tristan Vautier, après avoir débuté par le karting en 2001, passe ensuite à la monoplace avec de beaux résultats à la clé, comme en Formule Campus (aujourd’hui F4) ou en Formule Renault. En 2009, il touche un peu au GT FFSA sur une Dodge Viper. Il revient rapidement à ses premiers amours, les monoplaces, Formule 2 FIA, le championnat anglais Formula Palmer Audi. En 2010 cap sur les USA pour participer à la Star Mazda Championship, où il remporte deux victoires. Cette année le titre en poche, lui ouvre les portes du championnat Indy Lights 2012. Si Tristan court désormais loin du circuit de Nogaro, cette situation ne l’empêche pas garder des liens amicaux avec ceux qui l’ont soutenu à ses débuts

B.L.S. – Crédit photos DDPI & Eric Mc Combs