V. de V. : LA VICTOIRE AU BOUT DU SUSPENSE AU PAUL RICARD

mardi 11 juin 2013 par IMEC

Après avoir réalisé un superbe début de saison avec deux podiums en deux courses, Jean-Philippe Belloc confirme qu’il faudrait compter sur lui dans la course au titre en V. de V. Endurance Series. Vainqueur, au Paul Ricard avec Pascal Gibon d’une course palpitante
et pleine de rebondissements, le pilote du Tarn et Garonne s’installe en tête du classement général juste avant le cap de la mi-saison.

« Nous avons vécu un week-end parfait ! », lâche Jean-Philippe à l’arrivée des 4 Heures du Paul Ricard, 3e manche des V. de V. Endurance Series. « Un week-end comme il en existe peu. Un moment rare et très intense. » Et pour cause ! Car pour aller arracher leur première victoire de la saison Jean-Philippe et son coéquipier Pascal Gibon ont du se battre bec et ongles jusqu’au drapeau à damier. Qualifiée en 6e position sur la grille, la Porsche N°53 du team IMSA Performance prenait un envol sage sous l’impulsion de Pascal Gibon. Et si le coéquipier du montalbanais achève son premier relais à la 7e place, il parvient à maintenir le contact avec les hommes de tête. Un élément qui va s’avérer clé pour la suite de la course. Installé à son tour au volant pour y effectuer un double relais, Jean-Philippe va, lui, parvenir à se hisser à la 3e position après la 2e heure de course. « L’équipe a fait un super boulot dans les stands. Les pit-stops et les ravitaillements ont été parfaitement géré et c’est ce qui m’a notamment permis en me hisser dans le top 3. » Une remontée qui, au gré des performances de Jean-Philippe et d’une stratégie parfaitement menée, permet à l’équipage français de s’emparer de la 1e place à une heure de l’arrivée. « Mon deuxième relais n’était pas des plus simples car nous avons décidé, pour des questions de stratégie, de ne pas changer les pneus. L’auto était donc un peu plus délicate à piloter. Mais j’ai quand même réussi à prendre les commandes de la course. », il signe au passage, le deuxième meilleur temps en course.

Leader avec 10 secondes d’avance sur son premier poursuivant à son retour en piste, Pascal se voit pourtant contraint de cravacher pour creuser l’écart. En effet, le règlement sportif imposant un quota de quatre arrêts obligatoires pendant la course, la N°53 doit inévitablement repasser par son stand, à la différence de ses adversaires. « La stratégie a été l’une des clés de notre victoire. Nous ne nous sommes pas précipités et avons attendu que Pascal dispose de l’avance nécessaire sur son adversaire pour l’appeler aux stands. » C’est ainsi qu’à cinq minutes à peine de l’arrivée, Pascal s’engouffre dans la pit-lane pour y effectuer son dernier arrêt. « C’est très serré et nous avons attendu de voir où Pascal ressort par rapport à ses adversaires. La tension est à son comble. », avoue Jean-Philippe qui ne manque pas une miette de cette fin de course palpitante. Puis le verdict tombe : 1 seconde ! A 4 minutes 30 de l’arrivée, Pascal ressort en tête avec à peine une seconde d’avance sur son premier rival. Concentré sur son objectif et particulièrement solide sous la pression, le pilote du Team IMSA Performance Matmut va tenir le cap et passe finalement l’arrivée en vainqueur avec 2,5 secondes d’avance sur la Porsche du Crubille Sport. « Quelle course incroyable ! Je suis vraiment très fier. Toute l’équipe a fait un super boulot et Pascal a fait un dernier relais de folie. Il nous a vraiment fait vibrer ! Gagner une course comme ça, c’est génial. Nous, nous sommes bagarrés sans relâche depuis le départ et cela a payé. C’est une vraie victoire d’équipe à laquelle je tiens à associer Christophe Bourret Il nous a soutenu pendant tout le week-end, en participant activement à la stratégie et il nous a insufflé une énergie et une motivation incroyable. », conclue Jean-Philippe

Source J. Ph. Belloc @ photo Hugues Laroche