V. de V. DE RETOUR SUR LE CIRCUIT DE NOGARO

samedi 29 octobre 2011 par IMEC

De belles caisses et des têtes d’affiche


La présence de nombreuses équipes de premier plan, font que les plateaux du V. de V. sont loin d être ridicules

C’était pour le Grand Prix de Nogaro en 2004 que la série V. de V. était apparue pour la dernière fois sur le circuit de Nogaro. Pour mémoire les Gersois Henri Pellefigue et Michel Vigué sur Norma avaient remporté le Grand Prix – Trophée Robert Castagnon, trophée en hommage à Mr. Castagnon, le fondateur du circuit Nogaro qui avait disparu quelques semaines avant ce meeting. Depuis cette date c’est l’éclipse totale du V. de V. jusqu’à cette fin de mois de septembre. Est-ce par l’odeur alléchée des produits régionaux qu’Eric Van de Viver et sa troupe sont revenus sur des lieux désormais high-tech ? Non, encore que nous n’en donnerions pas notre tête à couper. Bon faisons un petit tour du paddock histoire de se replonger dans la Série FFSA V. de V. après tant d’années d’absence. A première vue le plateau n’a rien à envier au GT Tour, ex Super Série. Les transporteurs sont aussi nombreux et les caisses présentes ont de quoi faire tourner la tête de tous les amateurs ou pas de sports mécaniques, des Norma ou des Porsche à la pelles ou encore des Ferrari. Des plus exotiques comme les Mosler, Ginetta, les monstrueuses silhouettes GC ou SF, Ford Falcom et autres, de quoi en rester sur le c.l. Ce n’est pas tout, les têtes d’affiches sont légions, comme Jean-Claude Andruet que nous n’avions pas revu dans la région depuis les Grands prix de Pau Historique au milieu des années 2000, Eric Hélary, tous deux au volant de Corvette. Anthony Beltoise, Eric Debard, Fabien Barthes, sans oublier la pléiade de pilotes régionaux moins célèbres, mais nullement handicapés une fois sanglé dans le baquet, les famille Salam, Cazaslot, Cruvelier, Allemang et consorts. Bref de belles caisses et de sacrés pilotes qui, ne se prennent pas le choux sauf derrière les manettes.

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Parmi les têtes d’affiches présentes Jean-Claude Andruet, au volant d’une Corvette du Still Racing basé à Toulouse

Le V. de V. c’est quoi ?

Depuis sa création, le V. de V. a assis sa notoriété sur les épreuves d’endurance, proto, VH ou GT/Tourisme agrémentées d’une pincée de sprints avec des plateaux de monoplaces ou des très sympathiques prototypes Funyo. Ce mélange des genres permet à tout un chacun d’y trouver son compte. En endurance nous avons souvent des équipages composés d’un gentleman driver et d’un pilote chevronné. En proto, c’est le cas de notre chroniqueur David Zollinger accompagné par Philippe Mondolot, Damien Toulemonde qui épaule Philippe Haezebroucck, qui lui même n’est pas trop manchot derrière un volant ou, encore le nouveau venu dans la discipline Thuner Fabien associé à Grégory Fargier. Des associations semblables nous pourrions en citer quelques dizaines si l’on prend les trois épreuves de longues durées. Ne nous y trompons pas grâce aux gentlemen drivers de nombreux jeunes pilotes peuvent continuer à courir sans trop se ruiner, et éventuellement un jour devenir pilotes pro. Ce qui est beaucoup difficile pour un pilote qui doit se financer une saison dans des courses sprint, monoplaces ou autres. Seul problème l’endurance n’attire pas spécialement le public, hormis les têtes d’affiche de la spécialités, 24 heures du Mans de Spa et quelques autres. En début d’année nous étions fait écho de la montée en puissance des épreuves d’endurance (voir ici : http://www.actumecanique.fr/spip.php?article1046 ). Pour faire venir le public sur ce type de manifestation, il faudra peut-être qu’un jour les circuits mettent en place des écrans géants permettant de suivre les courses en direct. Bien souvent au bout de quelques tours, il est difficile de savoir qui est premier, deuxième, troisième et à plus forte raison qui occupe la 20e place ou la 19e. Pour terminer, nombreux sont les pilotes qui ont droit à escalader les marche du podium, aussi bien au scratch que dans les différentes catégories composant les plateaux, voilà de quoi faire plaisir à beaucoup de compétiteurs.


Le plateau VH comme les autres d’ailleurs, a fière allure avec 23 inscrits

B.L.S.