STEPHANE RATEL AIME LE CIRCUIT DE NOGARO

mardi 26 mars 2013 par IMEC

Stéphane Ratel un des promoteurs du sport automobile international, fondateur et président de SRO Motorsport Group aime le circuit de Nogaro. Il était déjà présent au milieu des année 90 avec le BPR, ensuite avec le championnat de France GT et depuis maintenant deux ans avec le GT FIA. Notre consœur Marie-France Estenave, a voulu connaître les raisons qui l’ ont amené à revenir dans le Gers, pour lancer le nouveau championnat FIA GT Series.

Pourquoi le choix de Nogaro pour la deuxième année consécutive ?

« La première année s’est bien passée.. J’avais annoncé être là pour longtemps, non ? Nogaro reste l’une des très rares épreuves de sport automobile en France qui a encore un public nombreux et visible. Je pense que les Coupes de Pâques sont une vraie opportunité, lâchées par le GT Tour pour une raison que je n’arrive toujours pas à comprendre. Les décisions des uns faisant le bonheur des autres, nous avons récupéré les Coupes de Pâques et, sincèrement c’est quelque chose qu’il ne faut pas perdre ! C’est un bon complément et ça colle parfaitement à notre stratégie. Nous en avons des différentes pour le Blancpain Endurance Séries et pour le FIA GT. Pour l’endurance nous allons sur les plus beaux circuits qui plaisent au plus grand nombre de pilotes. « Pour la série ‘sprint’ le FIA GT, nous recherchons avant tout, sur toutes les épreuves où nous nous produisons d’ailleurs, des sites avec du public. Nous avons donc, effectué une sélection d’événements plus qu’une sélection de circuits, sur lesquels il y a un nombreux public. Et, au premier rang desquels les Coupes de Pâques sont indiscutables. Sans les Coupes de Pâques, il n’y aurait pas de Nogaro.
« Après l’ouverture de la saison dans le Gers, nous irons en Belgique, à Zolder qui, avec nous ou sans nous d’ailleurs fait beaucoup de monde. Zandvoort suivra avec le Master F3, un gros événement au Pays-Bas. Ce meeting existe depuis des lustres, comme les coupes de Pâques.
Derrière, quasi traditionnel, la Slovaquie, se disputera au coeur de l’été. Les tribunes y sont pleines... Puis, nous irons chez notre ami Michel Ligonnet à Navara en Espagne. Comme expliqué, notre priorité est donc de se produite sur des circuits où le public répond massivement. »

Quel plateau présentez-vous aux Coupes de Pâques ?

« Un plateau au mieux de sa forme ! Nous avons la certitude de présenter des équipages complémentaires, après des discutions nous parvenons à 26 voitures sur les grilles de départ. Mon objectif était d’emmener 24 voitures dans le Gers, je l’avais clairement annoncé. Avec 20 ans d’expérience en GT, SRO possède une crédibilité suffisante pour annoncer ce qui est réalisable. Nous mettons du temps certes à y parvenir mais nous déployons une stratégie très claire. Comme celle d’abandonner le titre officiel de Championnat du Monde FIA pour investir dans la distribution TV. Malheureusement, le temps où les chaînes de télévision payaient pour diffuser est révolu… Nous avons décidé d’ aller sur le rêve que j’ai toujours souhaité réaliser : diffuser nos courses sur les chaînes hertziennes. La possibilité d’aller sur RTL Allemagne répond à cette attente, avec un programme avant les GP de F1. Il y aura soit un programme sur le WRC soit sur le FIA GT. Et pour y parvenir, il fallait disposer d’un budget important et de ce fait, nous avons opté pour la perte du label mondial. Ce fut une négociation assez longue, un certain nombre de teams ont ensuite décidé de nous rejoindre en FIA GT dès l’annonce faite des retransmissions. »

La présence de Sébastien Loeb en FIA GT est fantastique pour ce Championnat ?

« C’est extraordinaire ! Il sera rejoint par Valentino Rossi sur un certain nombre de courses en Blancpain. Dix-huit titres de Champion de Monde à eux deux, c’est superbe !C’est vrai que Sébastien, en particulier à Nogaro, va se faire plaisir devant ‘son’ public mais aussi tout au long de la saison. Il est pilote officiel McLaren. C’est une grande chance pour nous de l’avoir dans notre Championnat. De plus, il a accepté que nous utilisions son image pour la promotion de l’épreuve gersoise. Ajoutons Fabien Barthez et, l’affiche est magique. Sébastien est là pour la gagne, en catégorie ‘Pro’ il va batailler avec les meilleurs teams GT. Il va rouler contre de sacrés équipages : WRT, Phénix, Lita For One, BMW Brésil… Chacune de ces équipes possède un pilote de très haut niveau. Sébastien va se retrouver dans un FIA GT très relevé. Cela va offrir des courses vraiment intéressantes pour le public.. C’est courageux de sa part de passer du WRC au FIA GT... »

Le GT semble bien se porter malgré une crise économique fortement ressentie ?

« Il se porte bien car on s’adapte à la crise. Quand nous avons développé le GT3, le GT1 que nous organisions précédemment. Coûtait trois fois plus cher. Pour faire courir une F40 comme celle que pilotait Michel Ferté en 1995, il fallait sortir 6,5 millions de francs, soit 1 million d’euros aujourd’hui ! Vingt ans plus tard environ, la réduction des budgets se veut obligatoire pour pouvoir monter des programmes pratiquement équivalents en conservant notre épreuve phare : les 24 Heures de Spa. Les budgets de nos jours, n’ont plus rien à voir ! Par la force des choses, nous nous adaptons dans un monde changeant en développant une catégorie de voitures plus proches de la série et au coût moindre. Il faut rester très vigilants donc, nous réduisons artificiellement nos calendriers à 5 meeting en Blancpain et 6 en FIA GT. On revient à un réalisme qui pour le grand rêveur que je suis est un petit peu difficile à admettre ! »

B.L.S. Citation MFE – Crédit photos Fabien Duhamel et B.L.S.