DANS LES COULISSES DES COURSES DE CÔTES D’OSMETS, CALMONT ET REVEL :

jeudi 30 juillet 2009 par IMEC

2009 semble marquer un tournant dans les épreuves de la montagne, mais s’agit-il de la seule discipline dans de cas, sans doute pas ! Avant d’attaquer un mois
d’ août très prolifique en courses de côtes avec quatre épreuves inscrites au calendrier, essayons de faire un bilan sur la première partie de la saison qui c’est terminée vers la mi-juillet à Revel.

Si d’habitude nous prenions contact avec cette discipline dans l’Ariège du côté de Saint-Girons au mois d’avril, cette année il a fallu attendre le mois de mai avec l’épreuve de Tarbes, Osmets, Luby pour avoir une première idée des forces en présences. Pour le grand spécialiste de la question, Arnaud Desportes alias l’hérétique du Lauragais c’est Calmont qui permet vraiment de faire le point. Nous on veut bien, mais les premiers enseignements tirés en Bigorre n’ont fait que se confirmer par la suite, nous y reviendrons dans le prochain billet.

Une constante : des organisateurs au top

Les pons pons girl du Team Revel Auto, n’hésitent pas à mettre la main à la patte. Elles sont partout, aux caisses, à la paperasse, à la remise des prix, à la buvette etc., rien ne leur échappe et leur efficacité est redoutable. Mais à quand un défilé en tutu ? (Photo archives)

Nous voudrions commencer ce bilan par l’envers du décor c’est-à-dire avec les organisateurs mais aussi avec toutes les personnes qui encadrent ces épreuves dont on ne parle que très peu voire pas du tout qui précisons le, sont tous des bénévoles passionnés. Aujourd’hui organiser une compétition devient de plus en plus compliqué. Pour une épreuve qui se déroule sur une journée et demi et encore nous incluons les différentes vérifications du samedi après midi c’est souvent une année de travail en amont pour une petite poignée de volontaires, ce qui veut dire beaucoup de travail pour 24 petites heures de bonheur. Les raisons en sont multiples, des règlementations de plus en plus contraignantes qui ne cessent d’augmenter chaque fois que quelqu’un (personne ou administration) tire le parapluie, mais c’est plutôt un parasol qui faudra désormais dire. C’est aussi la crise économique qui a frappé à la porte et bien sûr le sport automobile n’est pas épargné, aussi aujourd’hui trouver les subsides nécessaires au financement d’une épreuve devient bien moins évident que par le passé. Autre difficulté qui ne cesse de croître année après année, l’absence de relève des femmes et des hommes de l’encadrement. Des directeurs de courses, aux commissaires sportifs, techniques ou de pistes, peu de nouvelles têtes apparaissent d’une année sur l’autre. Ceux qui arrêtent sont difficilement remplacés. La relève semble s’être inscrite aux abonnés absents et comme le disait si bien un organisateurs de rallye tout terrain ‘’Une génération de bénévoles a été zappée’’. Aussi trouver ces allez appelons les ‘’denrées rares’’ devient un vrai casse tête, ce n’est pas le président de l’Ecurie des Gaves de Lourdes, Philippe Arberet qui nous démentira. Autre constante, l’augmentation permanente des normes en tous genres ceci dans tous les domaines qui finissent par lasser des gens qui commencent à ce demander s’il ne vaut mieux pas aller à la pêche et qui font dire à d’autres ‘’Nous sommes complètement barjots de continuer’’. Mais barjots ou pas ils continuent vaille que vaille à assumer leurs rôles d’organisateurs. Chapeau bas mesdames et messieurs.

Merci Mesdames et Messieurs les élus.

Jamais bien loin des organisateurs, les élus sont une des pierres incontournables de la course de côte, avec toujours un petit côté officiel comme celui de couper le ruban bleu, blanc, rouge avant le lancement de l’épreuve

Il est évident que sans un coup de pouce des élus ces épreuves auraient bien du mal à perdurer. Tout d’abord ce sont eux qui détiennent la clé de l’accès au domaine public, sans leur accord point de compétition. Ce sont eux aussi qui donne un coup de pouce matériel ou financier aux équipes organisatrices ce qui n’est pas négligeable. Leurs présences sur le terrain pour l’ouverture de l’épreuve, lors de la remise des prix, ou même comme simple spectateur met toujours du baume au cœur des organisateurs, c’est en quelque sorte une forme de reconnaissance du travail accompli. Une course de côte, c’est aussi une animation supplémentaire qui permet pendant quelques heures de mettre en avant une commune, un canton, un petit bout de département qui va bien souvent sortir du train, train quotidien. Eh oui ! Ce n’est pas tous les jours que prototypes, monoplaces et autres voitures de compétitions ont le droit de rouler sous les fenêtres des habitations comme par exemple à Calmont ou à Osmets

L’on peut-être un élu, mais aussi un spectateur tout à fait ordinaire comme Mr. Le maire de Calmont accompagné de gauche à droite par le directeur de course Philippe Poitevin, Roger Caillabat, notre baromètre des courses de côtes (nous y reviendrons) et Laurent Ferré le président de Calmont Sport Auto.

Les partenaires toujours là.

Même si les temps sont durs, les habituels partenaires ne ferment pas la porte. Ils sont peut-être un peu moins généreux, mais à leur décharge ils sont très sollicités, comité des fêtes, rugby, foot, pétanque, club des ainés la liste des quémandeurs est bien longue. Soyons honnête, pour eux le retour sur investissement n’est bien que rarement au rendez-vous. Ceci dit en règle générale ils continuent d’assumer vaille que vaille leurs rôles de parraineurs permettant ainsi aux organisateurs de mettre un peu de beurre dans les épinards, et de boucler le budget de la manifestation, qui lui ne suit pas la courbe de l’inflation, bien au contraire, il aurait tendance à la devancer. Entre droit d’engagement auprès des instances fédérales, assurances et, autres dépenses incontournables, médecins ambulances etc., les charges ne cessent de croître. Seule solution trouver un maximum de partenaires , voilà de quoi occuper les membres de ces associations pendant un petit bout de temps, car c’est un budget qui oscille entre15.000 et 30.000 € qu’ils doivent réunir pour organiser une épreuve en catégorie régional, ce qui n’est quand même rien.

Ce n’est pas tous les jours que des prototypes, monoplaces et autres peuvent déambuler dans un village ou une ville en toute quiétude. Il est vrai que la maréchaussée ces jours là regarde ailleurs.

La crise aurait-elle du bon ?

C’est un constat identique pour tous les organisateurs (vrai également dans d’autres disciplines du sport automobile), une hausse assez conséquente des spectateurs, au minimum 15% de plus par rapport à l’an passé. Bien sûr la météo très clémente n’est peut-être pas étrangère à ce disons engouement. Plutôt que de partir loin de chez eux le week-end les gens privilégieraient-ils les manifestations qui se déroulent aux pieds de leur porte ? Pas impossible ! Par leur présence ils récompensent le dévouement des organisateurs, encouragent les pilotes qui même le nez dans le guidon à chaque montée, ne restent pas insensible à la présence du public au bord de la route. Pour terminer nous ne pouvons que féliciter ce public pour son comportement civique. En effet il laisse les lieux tels qu’il les a trouvées en arrivant c’est-à-dire propre. Il fallait un jour s’arrêter sur les coulisses de cette discipline, voilà qui est fait, dans notre prochain billet nous parlerons des pilotes avez un premier bilan à mi-saison.

Les spectateurs ont répondu présent depuis le début de l’année de quoi réjouir organisateurs et pilotes.

B.L.S.