CHRISTOPHE MALATESTE : UN RETOUR INATTENDU

mercredi 19 août 2009 par IMEC

Pour une surprise c’est une surprise ! En rentrant de la course de côte de Cauterets, première des tâches à accomplir : lire les E-Mails qui comme presque chaque week-end emplissent la boîte à lettes. Rapide coup d’oeil sur chacun d’eux et gloups ! Christophe Malateste était au Mont Dore non comme simple spectateur comme il nous l’avait annoncé lors de l’épreuve de Revel, mais derrière le volant d’une voiture de course. Y a plus qu’à joindre par bigo l’Attila des montagnes, ce qui n’est pas gagné, maintenant que Monsieur est pilote d’usine, puis essayer de comprendre ce revirement de situation.

Christophe tu ne nous aurais pas par hasard raconté des bobards à Revel ?

Non pas du tout ! Figures toi que le lendemain de cette épreuve je reçois un coup de fil d’Italie. C’est le constructeur Gloria qui me demande si je veux bien participer à l’épreuve du Mont- Dore sur un de leur proto. Tu penses si j’ai laissé passer l’occasion.

Pourquoi et comment ce constructeur t’a -t-il contacté ?

C’est le patron d’Avon Angleterre qui leur a donné mes coordonnées ainsi que celles de l’Espagnol Vilariño. Ce dernier s’étant désisté, ils se sont tournés vers moi pour conduire le prototype dénommé C8 P. Gloria construit également des monoplaces dont une est aux mains de Francesco Léogrande leur pilote officiel. Le proto est en classe CN2 propulsé par un moteur de moto.

As-tu fais des essais avant le Mont Dore ?

Non aucun, bien que prévus. Lorsque j’ai été contacté je leur ai demandé s’il était possible de rouler avant l’épreuve. Réponse : « Oui, oui, pas de problème on essaie de trouver un circuit en France ! » Aucun circuit n’étant disponible, ils m’ont proposé d’aller en Italie, tous frais payés. Banco, le jour dit je prends l’avion de Toulouse pour Paris, et puis de Paris direction l’Italie. Enfin c’est ce que je croyais. J’arrive à Roissy, ensuite en route pour l’aéroport de Charles De Gaulle et…… Retour à la maison, pas de passeport et carte d’identité périmée. Tu parles si j’avais bonne mine en annonçant cela aux Italiens, ils ont du me prendre pour un charlot.

Donc tu as découvert le proto sur place ?

Absolument. Le jeudi je suis parti pour le Mont-Dore et j’ai mis les fesses dans la voiture pour les essais. J’ai aussi découvert une structure disons d’usine. Semi remorque, auvent, mécaniciens, ingénieurs aux couleurs du constructeur, ça en jette. Même moi j’ai eu droit à la tenue de rigueur, casque et combinaison aux mêmes couleurs. Il faut dire que je n’en avais pas, et ne parlons pas de la licence internationale, puisque je disputais le championnat d’Europe. En effet cette année je n’ai pas pris de licence, il a donc fallu faire vite. Venons en à la voiture, de suite j’ai apprécié ce petit proto très performant, avec l’ingénieur le seul à parler à peu prés bien le français nous l’avons rapidement adaptée à mon style de conduite. Tu te rends compte travailler avec un ingénieur qui en plus est aux petits soins pour toi, c’est formidable !

Maintenant parles nous de ton week-end de compétition !

Bon, j’ai été rapidement dans le coup, mais là je ne t’apprends rien ! Pour moi la valeur étalon était l’autre voiture du constructeur avec son pilote officiel. A la première montée il m’a mis 6/10éme de seconde, à la seconde, je lui ai collé une seconde et demi dans la vue, mais aussi la pression : résultat à la suivante il c’est mis au tas, et a complètement détruit l’auto. Que te dire de plus je prends la 3e place au Championnat d’Europe et la 11e au classement général, 2e du CN2 et meilleur temps de la catégorie, c’est pas beau tout ça pour un retour inattendu !

Y aura-t-il une suite à cette disons aventure ?

Pour le moment je ne le sais pas. Mais en nous quittant ils m’ont promis de me téléphoner. Attendons maintenant la suite des évènements. (N.D.L.R.) Espérons que son mentor, Jacques Larey ne va pas faire comme celui de Schumi et demander son obole (astronomique) au passage. Paraît-il que le Jacques est très onéreux. Ce que l’on peut comprendre : le revenu de sa retraite serait d’après ses dires égal à celui du seuil de pauvreté.

B.L.S.

CLASSEMENT SUCCINCT DU MONT - DORE
L’épreuve tous championnats confondus a été remportée par David Baldi sur Osella FA 3000. Le podium du Championnat de France est le suivant : 1er Alban Thomas Lola B99/50, 2e Billy Ritchen Lola B99/50, 3e Cyrille Franck Norma M20. Plusieurs pilotes régionaux participaient à cette épreuve, voici leur classement dans le Championnat de France : 13e Pascal Campi, Osella PA 20S 8e de groupe et 5e de classe, 25e Franck Bellières, Osella PA 20S 16e de groupe et 7e de classe, 51e Michel Lamiscarre qui a délaissé sa BMW pour une Porsche Cayman S termine 2e du groupe GT et 2e de classe. Yves Dubrana 75e avec sa BMW M3 prend la 13e place de groupe et la 5e de classe. Ervé Barret 112e avec sa Martini MK 36, 26e de groupe et 11e de classe. Viennent ensuite à la 146e place Joël Valette, Honda Civic 18e de groupe et 2e de classe, à la 151e place Claude Aussenac, Renault Clio Willams 20e de groupe et 162e Fabrice Gallo Dallara F393, 30e de groupe et 8e de classe. Cent soixante six pilotes figurent sur les tablettes de cette 48e édition du Mont Dore.