V.deV. A DIJON : CD SPORT L’ EMPORTE ET CARTON PLEIN POUR NORMA

mardi 1er juillet 2014 par IMEC

Pendant que Romain Dumas faisait triompher la Norma M20 Limited sur les pentes de Pikes Peak, les équipes fidèles au constructeur de Saint Pé de Bigorre en faisaient autant sur le circuit de Dijon le CD Sport rafle le pompon, avec Marc-Antoine Dannielou, Maxime Pialat mais aussi la troisième avec Kévin Bole Besançon, Inès Taittinger, Garry Findlay. Norma Auto Concept fait un carton plein en occupant, les dix premières places.

La météo, encore elle, sème le trouble auprès des teams lorsque les voitures se présentent sur la grille de départ des 3 Heures du Challenge Endurance Proto, point final du meeting V de V à Dijon. La pluie s’est arrêtée, mais les concurrents s’élancent avec les gommes rainurées. Tous, sauf deux des quatre pilotes de l’Equipe Palmyr, David Zollinger et son protégé Timothé Buret. A l’extinction des feux, la piste se révélant encore très piégeuse, Thomas Accary, l’auteur de la pole position, conserve son leadership, mais la Norma du team CD Sport est très rapidement menacée par la Tatuus Extrême Limite n°19 aux mains du très rapide Léo Roussel. Le jeune pilote, parti 16e, prend les commandes et mène sa barque en tête jusqu’à la première intervention de la voiture de sécurité après seulement 15 minutes. La pluie est de retour et l’organisateur ne souhaite pas prendre de risque pour dépanner les concurrents échoués dans les bacs à gravier. A cet instant, Roussel et Accary devancent Zollinger (Norma n°1) et Buret (Norma n°2), eux-mêmes talonnés par Christophe Tardieu (Norma n°56) et la Britannique Sarah Reader (Juno n°26). Lorsque la Safety Car s’efface au terme d’une dizaine de minutes de neutralisation, Zollinger et Buret ne constituent pas une réelle menace pour les leaders, mais ils le deviennent à la 40e minute lorsque le champion en titre s’empare des commandes aux dépends de Roussel. Il est suivi par Buret qui écope cependant d’un Drive Through le faisant rétrograder en 5e position. Rapidement, il revient dans la course en tête et les duettistes de l’équipe Palmyr creusent irrémédiablement l’écart avec leurs pneus « slicks » à raison de 8 secondes par tour. Lorsque survient la valse des premiers ravitaillements, à l’issue des trois premiers quart d’heure, la Norma N°30 d’Accary est la première à s’engouffrer dans les stands pour changer de monte pneumatique et chausser la gomme adéquate. Elle est imitée par la Wolf n°45 d’Ivan Bellarosa, la Norma JRT n°56 de Tardieu, la Tatuus de Roussel.

Au terme de la première heure de course, les protos n°1 et 2 qui grâce à leur pari du départ ne se sont toujours pas arrêtés, sont donc confortablement installés en tête avec un tour d’avance sur la troisième place alors occupée par la Norma de Marc-Antoine Danielou et Maxime Pialat. En raison de ses performances depuis le début de saison, ce dernier est désormais catégorisé « Elite », à l’instar de Dannielou, et l’équipage doit respecter 5 passages aux stands réglementaires pour ce genre de schéma. Ils profitent ainsi d’une deuxième neutralisation, après 1h40, pour en effectuer un supplémentaire, et franchissent en tête le cap de la deuxième heure, devant la n°2 emmenée par Christian Vaglio-Giors, la n°45 de Guglielmo Belotti décidément déchaînée, la n°1 désormais conduite par Philippe Mondolot et la n°56 pilotée par Romain Vozniak. La dernière ligne droite avant l’arrivée est limpide mais le classement loin d’être établi car tous les pilotes du top 5 (n°33, 2, 45, 1, 56) doivent encore effectuer un ultime arrêt. Les positions s’éclaircissent ainsi à l’assaut de la dernière demi-heure, avec en tête la n°2 menacée par le duo Dannielou, Pialat. Les pensionnaires du team CD Sport remontent sur le leader à raison de 2 à 3 secondes par tour. Derrière, le podium n’est pas figé car les n°45 et n°56 ne se sont toujours pas arrêtées. Lorsque la première stoppe à son stand, la seconde récupère la 3e place. Et en dépit de leur pit-stop, Romain Vozniak et Christophe Tardieu conservent provisoirement la troisième marche du podium avec une courte avance sur Kevin Bole-Besançon, Inès Taittinger, Garry Findlay. Le trio de la n°32 de la structure CD Sport avait dû respecter quatre arrêts, la formation étant constituée de deux pilotes « Elite » et d’un Gentleman. En tête de la course, Marc-Antoine Dannielou et Maxime Pialat respirent lorsque la n°2 réalise ses ultimes changements de pneus et de pilote à 14 minutes de l’arrivée. Non content de décrocher leur deuxième victoire cette saison, ils accentuent par la même leur avance en tête du championnat, comme le confirme marc Antoine à l ‘ arrivée « Une excellente opération. Nous nous élancions loin sur la grille et il a fallu préparer notre retour aux avant-postes. Lors de mon relais la piste était piégeuse, mais j’ai adoré, et Maxime s’est chargé de conclure le boulot. Une super victoire ! »

Initialement classé quatrième des 3 Heures de Dijon, comptant pour le Challenge Proto V de V, l’équipage Kevin Bole-Besançon, Inès Tattinger, Garry Findlay hérite de la troisième marche du podium de l’épreuve en raison d’une pénalité infligée à la Norma n°56 de l’équipe JRT. En effet, le duo Romain Vozniak, Christophe Tardieu étant constitué d’un pilote « Elite » et d’un pilote « Gentleman », le règlement impose deux changements de pilotes durant les trois arrêts aux stands obligatoires. Le duo n’en a effectué qu’un et écope donc d’une pénalité de 40 secondes. Vozniak et Tardieu rétrogradent donc à la sixième place du classement et permettent à Vincent Capillaire, William Cavailhes (TFT) et David Zollinger, Philippe Mondolot, Thomas Dagoneau (Palmyr) de progresser d’un rang pour apparaître désormais aux 4e et 5e places. De quoi resserrer encore un peu plus le classement du Challenge où ils figurent en 2e et 3e positions derrière les leaders Marc-Antoine Danielou et Maxime Pialat.

Classement

B.L.S. - source Stéphane Enout @ photos D. Delien Pro-photos