LE BILAN DE QUATRE MERCEDES AU MILIEU D’UNE NUEE DE GT

mercredi 24 avril 2019 par IMEC

Le Championnat de France FFSA GT – GT4 France 2019 a pris son envol ce week-end depuis le circuit de Nogaro, à l’occasion des traditionnelles et immanquables Coupes de Pâques. Un championnat renouvelé (avec 44 voitures au départ) dont le niveau général est toujours plus relevé. Le Team AKKA-ASP engageait quatre Mercedes-AMG GT4, trois en catégorie Pro-AM et une en catégorie AM. Au terme de deux courses à l’ambiance « caliente », l’équipe rabastinoise termine au pied du podium dimanche, quatrième place pour l’équipage de la N°87, Jim Pla et Jean-Luc Beaubelique juste devant Aurélien Panis associé à Fabien Barthez sur la N°16. La N°88 de Thomas Drouet et Benjamin Ricci enregistre son meilleur résultat samedi en décrochant la 11e place au scratch. Du côté AM, Christophe Bourret et Pascal Gibon décrochent au volant de la N°53 les 5e et 6e places de cette catégorie extrêmement disputée et pourvue d’excellents pilotes. Le ton est donné pour la suite de la saison, la lutte sera acharnée pour aller chercher le titre.

La valse des essais…Un équipage inédit rejoint cette saison le championnat tricolore, composé de Aurélien Panis et Fabien Barthez. Un duo affûté et homogène qui lors des essais qualificatifs s’est installé dans le premier quart de la meute. Fabien Barthez signait un superbe 9e temps sur la première séance (définissant la grille de la course 1), et Aurélien Panis le 11e, s’élançant de la 6e ligne de la seconde course. Dans le Top 5 des voitures les plus rapides des essais privés puis libres, la N°87 du duo Jean-Luc Beaubelique associé à Jim Pla confirmait lors des qualifications une belle vélocité. Avec la 7e ligne de la course 1 (14e chrono) puis la deuxième ligne de la seconde course (3e temps), les Vice-champions de France 2018 reviennent aux affaires…Au volant de la Mercedes-AMG GT4 N°88, Benjamin Ricci et Thomas Drouet se sont rapidement remis dans le rythme pour faire tomber les chronos. Au terme de la première séance de qualifications, Benjamin Ricci s’offre le 13e chrono alors que Thomas Drouet se classe 14e Dans la catégorie AM, Christophe Bourret et Pascal Gibon, habitués des championnats européens, renouent avec les pistes françaises. Sur la N°53, Christophe Bourret signe le 26e chrono au scratch, 7e de la très concurrentielle catégorie AM qui compte 16 engagés. Un peu plus tard, Pascal Gibon installe son bolide sur la 19e ligne de la Course 2.

Course 1 : mise en route et météo incertaine.La première course de la saison alignait 44 voitures sur sa grille de départ en réunissant parmi les équipages pas moins de 35 nouveaux pilotes, prouvant ainsi tout l’engouement pour ce championnat. Du côté du ciel, pas de franc soleil mais un ciel plombé voire menaçant laissant même échapper quelques gouttes d’eau. Sous ce ciel mitigé, le départ est donné selon une nouvelle procédure : deux tours de formations derrière la « leading car » et le chrono qui décompte déjà. Quand les fauves sont lâchés, pas de gros accrochage au premier virage mais la température monte sous les casques rendant ce premier tour délicat. Dans cette ambiance surchauffée, les touchettes se multiplient au fil des tours. Personne n’y échappe, pas même Fabien Barthez, dont la face avant de la N°16 est endommagée, sans pour autant renoncer à un rythme soutenu (P12). Belle chaleur également pour Benjamin Ricci qui tire droit puis reprend la trajectoire idéale sans encombre. Jean-Luc Beaubelique enchaine les tours avec régularité en se maintenant dans le Top 15, concentré sur la gestion des pneumatiques. Dans la catégorie AM, la bagarre s’installe rapidement. Au volant de la N°53, Christophe Bourret se bat comme un diable en se maintenant dans le top 8 AM. L’arrêt au stand, dont la fenêtre s’étend entre la 35e et la 25e minute avant le baissé du damier, est uniquement dédié au changement de pilote, pas de ravitaillement en carburant ou de changement de pneus. Difficulté supplémentaire de l’exercice, il faudra respecter le minimum de 70 secondes entre l’entrée et la sortie des stands. Dès l’ouverture de la fenêtre, Fabien Barthez est le premier à regagner les stands pour laisser le volant à Aurélien Panis. Jean-Luc Beaubelique et Benjamin Ricci suivent de près alors que Christophe Bourret quitte le dernier son habitacle. Au terme de ce passage par les stands, la hiérarchie qui se dessine laisse entrevoir un tir groupé des équipages AKKA-ASP N°16 (Aurélien Panis), N°87(Jim Pla) et N°88 (Thomas Drouet) installés respectivement aux 11e, 12e et 15e positions. Chez les AM, Pascal Gibon sur la N°53 entre dans le top 5 de la catégorie.Au fil des passages le rythme s’accélère mais l’entrée en piste du Safety Car à 15 minutes du damier vient gommer les divers écarts. Le restart à 7 minutes de l’arrivée rebat les cartes. Alors qu’il ne reste plus que deux tours à parcourir, Jim Pla se montre opportuniste et se place au 8e rang. Aurélien Panis entre dans le top 10 suivi de Thomas Drouet (P11) qui pris dans le feu de l’action ne peuvent éviter le contact. Superbe fin de course pour Pascal Gibon, 23e au scratch, 5e de la catégorie AM.

Course 2 : du rythme et du niveau ! Dimanche, on prend les mêmes et on …recommence. Enfin, pas tout à fait, cette fois la météo est clémente et aucun risque de dégradation en vue. Jim Pla s’élance de la deuxième ligne (P3) et doit rapidement faire face à une farouche opposition, rétrogradant d’une place. Pendant près de 15 minutes et bien que plus rapide, le Biterrois va batailler ferme pour récupérer son bien puis faire le trou sur ses poursuivants. Parti depuis la cinquième ligne, Aurélien Panis sur la N°16 ne tarde pas à se jeter lui aussi dans la bagarre. Incisif et précis dans ses attaques, il s’installe en 7e position après seulement 9 tours puis s’engage dans un beau duel avec Adrien Tambay pour le gain de la 6e place. Prenant parfaitement son envol depuis la 7e ligne (P14) et gagnant rapidement trois places, Thomas Drouet n’aura pas la même réussite que ses équipiers. Victime d’un contact dans le 7e tour avec pour conséquence une crevaison à l’avant droit, le passage par les stands devient obligatoire faisant plonger la N°88 dans les profondeurs du classement. Le challenge sera alors de terminer la course mais sans espoir de marquer des points. Sur la N°53, Pascal Gibon a eu fort à faire avec des concurrents survoltés en catégorie AM. Préservant ses pneus au maximum pour la seconde partie de course, le pensionnaire AKKA-ASP parvenait à se hisser à la 7e place de la catégorie. Au changement de pilote, la pression se fait plus forte sur les « Gentlemen » pour optimiser la gestion des pneus, déterminante jusqu’à la fin de course. Les trajectoires se veulent propres pour éviter de charger ses pneumatiques avec des débris de gomme. Alors que Jean-Luc Beaubelique se concentre sur son objectif, sécuriser sa 3e place, Fabien Barthez, alors 7e, augmente le rythme et reprend des places pour se retrouver 4e. Sur la N°88, Benjamin Ricci se bat sur chaque tour pour essayer de reprendre des places. Remonté à la 34e place, chaque passage sur la ligne de chronométrage est un combat. Chez les AM, Christophe Bourret ne faiblit et conserve un rythme soutenu, désormais 26e au scratch, 7e AM. A moins de deux minutes du damier, alors que Fabien Barthez a du « rendre » sa 4e place à une Alpine, cette même voiture vient déloger Jean-Luc Beaubelique. Les deux Mercedes-AMG GT4 du Team AKKA-ASP sont désormais au pied du podium, la N°87 quatrième et la N°16 cinquième. Finalement, Christophe Bourret termine au volant de la N°53 au 24e rang (6e AM) et Benjamin Ricci coupe la ligne sur la N°88 à la 32e place. Pour Jérôme Policand, ce premier meeting ne fut pas un week-end de détente : "Le premier relais de la Course 1 fut assez compliqué pour les trois voitures engagées en Pro-Am et nous pouvons nous réjouir d’avoir quand même marqué quelques points. Sur la Course 2, nous avons prouvé toute notre compétitivité, la performance était là et nous avons pu nous battre jusqu’au bout pour le podium. Il faut se rendre à l’évidence, le niveau des AM est très relevé cette saison, un step a été franchi. Le challenge de l’année sera pour nous de se qualifier plus haut sur la grille. Ce week-end a aussi généré du positif et je suis ravi des performances des Pro. Mention spéciale à l’équipage AM qui a fait preuve d’une détermination sans faille."

Prochaine étape pour le championnat de France FFSA GT, le Grand Prix de Pau, les 18 et 19 mai, et son tracé urbain atypique où parvenir à dépasser relève de l’exploit.

B.L S. – communiqué –Patrick Hecq